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Le Cloud, oui, mais de proximité

Par Yohann Berhouc, Directeur Général Cyrès

Publication: 8 juin

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Le Cloud est-il pour tout le monde ? Tel que le prônent les grands du Cloud, s’entend. Quand il suffit de considérer le nombre d’entreprises qui ne maîtrisent pas encore les bonnes pratiques informatiques, l’adoption du Cloud sans garde-fou fait un peu froid dans le dos...
 

Le Cloud a beaucoup d’avantages, c’est une évidence. Mais parce qu’il existe plusieurs façons d’y accéder, la plus évidente n’est pas toujours la plus adaptée.

Les réalités du Cloud

Il n’est pas question ici de remettre en question les avantages des technologies Cloud. Ces dernières ont assez démontré leur pertinence vis-à-vis des multiples problématiques d’entreprise pour gagner leur place au panthéon de l’innovation IT.

Il s’agit plutôt de remettre un peu de raison au cœur d’un marché qui semble, aux yeux des acheteurs, trusté sempiternellement par quelque deux ou trois grands acteurs, sans autre alternative et au mépris des risques.

Pourtant, des risques, il y en a beaucoup. Ils sont minimisés pour faire place aux promesses de facilité d’accès, de rapidité, d’agilité, de performances. Certes, de grands comptes ont acquis une vraie maturité sur les technologies Cloud, même s’ils l’ont fait au prix d’erreurs coûteuses. Aujourd’hui, leurs équipes de développement profitent de cette grande liberté que leur confèrent ces technologies et rien n’est plus satisfaisant que de disposer en quelques instants d’environnements parfaitement dimensionnés pour les besoins du moment.

Ce n’est cependant pas la seule réalité. D’autres, plus répandues mais moins visibles, appartiennent aux TPE, PME et ETI, qui optent pour le Cloud auprès de grands providers, quasiment à l’aveugle, rassurés par les promesses de transformation qu’il augure.

Or en matière d’infrastructure informatique en général et de Cloud en particulier, l’expérience montre que les entreprises ont tendance à sur-estimer leurs compétences et leurs savoir-faire, en particulier en sécurité, protection, management des données et des applicatifs. En donnant la primeur aux enjeux de time-to-market, on en oublie les principes pourtant fondamentaux de sauvegarde, de restauration, de montée en compétences des équipes, de progressivité, jusqu’à ce qu’une crise advienne.

Le libre-service et l’acceptation sous-entendue du risque

Face au Cloud, beaucoup d’entreprises abandonnent toute prudence. On devient alors curieux de comprendre le phénomène. Derrière le choix du fournisseur le plus connu, le plus évident, il y a certainement une méconnaissance des conditions du Cloud. Rappelons-le simplement : pour faire du Cloud, il faut un datacenter. En d’autres termes, les hébergeurs locaux français sont pour la plupart capables de proposer aux entreprises l’accès aux technologies Cloud, privé comme public.

Pour profiter des avantages du Cloud, le choix ne se résume pas seulement à ceux ayant pignon sur rue.

On avancera, à raison, que les hébergeurs de proximité ne peuvent offrir, en quantité équivalente, les services et les ressources des hyperscalers. À ce jour, le nombre de services qu’ils proposent dépassent même l’entendement. Au point que fort peu d’entreprises sont encore en mesure d’opérer les bons choix, sans compter qu’elles n’ont généralement besoin que d’une infime part de cette offre pléthorique. C’est à ce stade que les premières difficultés arrivent et cela est dû au modèle de libre-service.

Le libre-service suppose que personne (entendons ici un être humain) ne se tiendra au bout du fil et derrière l’écran pour accompagner le client dans ses choix de services. C’est à lui, le client, qu’il revient de décider, avec l’aide de ses compétences et surtout malgré ses lacunes. Tel que les fournisseurs majeurs le vendent, le Cloud s’accompagne d’une acceptation inévitable du risque. C’est d’ailleurs ce modèle qui a donné naissance aux nouvelles prestations d’accompagnement vers le Cloud, jusqu’au récent FinOps, délivrées par les ESN. Au cumulé, les tarifs attractifs des grands providers ne le sont plus tant que ça une fois que l’entreprise, rendue à l’évidence, s’est entourée de compétences externes, parfois en urgence, et souvent trop tard.

Le Edge Datacenter, local et bien conseillé

La conformité d’une prestation aux besoins d’une entreprise demeure le préalable, quoi qu’on en dise. Sans conseils adaptés, le Cloud public peut se refermer sur les PME comme un piège bien huilé.

Et parmi les pièges les plus courants, il y a celui de la responsabilité des entreprises sur leurs données, quel que soit l’hébergement qu’elles choisiront. Soyons réalistes, l’avenir de la protection des données n’est pas tout tracé. Les textes applicables peuvent encore évoluer et l’accès des autorités étrangères au patrimoine informationnel des entreprises reste une possibilité.

La France est riche en Cloud de proximité, dont la qualité principale est de garantir cette souveraineté indispensable sur les données d’entreprise. L’accompagnement, le conseil tout au long de la relation contractuelle, le support à taille humaine, sont l’apanage des hébergements de proximité, fournisseurs de Cloud souverain par excellence. La proximité est aussi synonyme d’accès facilité aux équipements, pour des équipes IT désireuses de garder la main sur la localisation des données qu’elles gèrent comme sur les conditions dans lesquelles elles le font.

Une fois acquis que des besoins en externalisation existent, il est essentiel de rester ouvert aux alternatives. L’hyper puissance des grands Clouds publics n’est pas toujours adapter au besoin des entreprises au regard de leur autonomie sur ces outils de plus en plus complexe. Le conseil, l’accompagnement et la proximité, en revanche, n’aura jamais été aussi utile.

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