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Transports en commun : L’usager, une data qui compte

Par Isabelle Jarniou, Eurotech France

Publication: 20 octobre

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Dans le nouveau monde digitalisé, il est une data différente des datas traditionnelles que sont les températures, pressions, consommations, pollution, vibrations, … cette data c’est tout simplement nous !...
 

Nous sommes effectivement une variable qui compte et au même titre que les capteurs de température, les jauges de niveau, ou les capteurs de luminosité, GPS, les compteurs de personnes alimentent nombre d’applications dans des secteurs très diversifiés. Dans celui du commerce, des loisirs et de la culture on mesurera les affluences, les parcours et les données serviront également pour la sécurité. Dans le Smart Building, on gérera l’occupation des locaux, l’éclairage, le chauffage, on optimisera les services de nettoyage par exemple et dans les transports on améliorera l’expérience client en dimensionnant le service en fonction de la fréquentation, on pourra informer l’usager en temps réel sur les conditions de voyage…

Outre les applications traditionnelles, dans les transports en commun, la modernisation des services et des infrastructures fait émerger la nécessité de systèmes de comptage extrêmement précis et communiquant ringardisant les architectures fermées frein à toute adaptation des services de la nouvelle mobilité à l’ultra connectivité des usagers.

Pourquoi des compteurs de passagers ?

Si la validation des tickets ou des cartes d’abonnement sert à compter les personnes qui montent dans un véhicule, rien ne permet de déterminer à quel arrêt elles descendent. L’intérêt du comptage montées-descentes permet un meilleur mapping de l’utilisation des lignes et des véhicules pour une optimisation des services aux usagers mais il sert également à évaluer la fraude et à la combattre plus efficacement en planifiant des contrôles aux heures et aux arrêts les plus représentatifs.

Car la fraude coûte cher aux opérateurs ! A Lyon, elle représenterait un manque à gagner de 10 millions d’euros par an, tandis qu’à Paris, la Cour des comptes estime ce montant à presque 250 millions d’Euros ! Si certaines municipalités pressent les opérateurs à trouver des solutions efficaces contre cette fraude, d’autres renversent la table et changent de modèle économique en mettant en place les transports en commun « gratuits » ! En effet, les recettes des billetteries représentant en moyenne 20% des coûts du transport, certaines villes comme Dunkerque et Niort viennent de choisir l’instauration de la gratuité (en 2017 pour Niort et 2018 pour Dunkerque). Elles rejoignent ainsi Aubagne et d’autres communes ayant instauré la gratuité sur tout ou partie de leurs transports en commun ou proposant de nouvelles solutions de mobilité comme des bateaux-bus à Sète ou des navettes autonomes à Lyon et Paris.

Alors qu’ils soient payants ou gratuits demain, les transports en commun verront le besoin en comptage de passagers s’imposer ! Moyen de lutte contre la fraude ou moyen de collecte des recettes, les systèmes de comptage doivent répondre à de nouvelles exigences : exigences en termes de précision de mesure mais également en terme d’interconnexion de systèmes : la mobilité devient intermodale… les données ne peuvent plus rester cloisonnées.

Objectif Précision : Peu d’élues chez les technologies de comptage

« Out » donc certaines solutions de comptage trop peu précises comme les cellules infrarouges ou les systèmes trop dépendants de l’environnement (sensibles à l’excès ou au manque de luminosité comme aux fortes fluctuations de températures...).

Car compter l’homme n’est pas si simple : grand, petit, menu, baraqué, chauve ou chapeauté, seul ou groupé… peu de technologies sont capables de compter cette diversité.

Les technologies basées sur la vidéo 3D comme la stéréoscopie* ou celles basées sur la technologie « Time of Flight* » sont aujourd’hui les solutions les plus performantes lorsque les applications de comptage requièrent une grande précision (>96%) tout en respectant les exigences en matière de protection des données personnelles et des rapports coût-performance-fiabilité optimaux.

Attention cependant aux belles promesses couchées sur les brochures… la précision d’une installation est dépendante de multiples facteurs, tous différents d’une installation à une autre : configuration du véhicule (position des compteurs, largeur des portes, revêtement au sol, mobilier, marches, …), conditions environnementales (ensoleillement, température) et même du facteur humain (usagers disciplinés ou foules désordonnées… ), en effet dans un même bus, on comptera toujours plus facilement un groupe de personnes âgées qu’une horde de supporters déchaînés après un match !

Aujourd’hui l’excellence des mesures est devenue une condition indispensable aux applications croisant les données de comptage avec celles des composteurs et lecteurs de carte. Il est fortement recommandé de procéder à des campagnes de mesures afin de déterminer les précisions atteintes sur des installations en conditions réelles. Les conditions en laboratoire étant toujours optimales, les performances annoncées reflètent rarement les performances réelles.

Objectif décloisonnement des données : Comptage et Cloud, le mariage de raison

Quel que soit le secteur, transport, bâtiment intelligent, smart industrie ou tout autre, c’est l’architecture type IoT (capteurs/compteurs connectés au cloud via une passerelle, données accessibles via une API REST) qui répond au mieux au besoin de décloisonnement des données.

En effet, étudiées, croisées, agrégées à d’autres données… leur utilisation devient sans limite. Ici en « smart transportation » elles alimentent des applications de BI (Business intelligence), elles servent les services opérationnels, la sécurité, la logistique. Enrichies des coordonnées GPS et des données de trafic, elles permettent de créer de nouveaux services pour améliorer l’expérience ou le parcours client (suivi temps réel des véhicules et des temps de trajets, taux de remplissage, analyse de la ponctualité, proposition d’alternatives…). Agrégées elles déterminent les tendances, les facteurs d’influences externes sur les habitudes des usagers ou les conditions du trafic (météo, saisonnalité, évènements, travaux…) pour la prédiction et l’anticipation des moyens à déployer afin de garantir le niveau de service. Et pour finir elle alimentera potentiellement le « Big Data » pour des études à grandes échelles dépassant largement le périmètre du transport.

Voilà pourquoi chaque donnée récoltée a une valeur potentielle qui va au-delà de son utilisation première, veiller à la précision et la fiabilité de ces données, quelles qu’elles soient, est donc doublement essentiel aujourd’hui ! « Small Data » puis « Big Data » sont le carburant des nouveaux modèles économiques.

Ici dans le Transport mais vrai dans n’importe quel autre domaine, les données de comptage de personnes ouvrent tant de possibilités d’applications dans la « smart city », le « smart building », la « smart assurance »… que le CaaS (Counting as a Service) pourrait bien rejoindre le SaaS (Software as a Service), le PaaS (Plateform as a Service) ou le DaaS (Device as a Service) !

A vos marques… 3… 2… 1… Comptez !

http://www.eurotech.com/

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