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Dossiers

Quatre challenges de l’automatisation réseau

Par Marc Rispoli, Directeur commercial France, Juniper Networks

Publication: 16 novembre

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Les datacenters des grandes entreprises ont été architecturés pour servir leur patrimoine applicatif. Celui-ci était relativement stable...
 

Or le besoin d’innovation et d’agilité demandé par les métiers font apparaitre de nouvelles solutions applicatives et des demandes de mise en production beaucoup plus fréquentes. En outre, ces nouveaux services applicatifs ont besoin de s’appuyer sur des infrastructures beaucoup plus élastiques et donc ouvertes, programmables et automatisables.

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Le réseau, colonne vertébrale de la transformation des infrastructures datacenters

La virtualisation et l’automatisation des réseaux sont essentiels à l’évolution des datacenters, pour répondre efficacement aux besoins des entreprises en matière de performance et de flexibilité. La virtualisation des serveurs puis des systèmes de stockage a engendré une prolifération d’instances logiques. Dans le même temps, les réseaux restent généralement conçus pour connecter des instances physiques. Il s’agit d’une limitation architecturale qui entrave l’agilité, surtout quand tant d’acteurs 2.0 se sont affranchis de ces limites en adoptant une approche de type « cloud-first ».

Aujourd’hui, la mission des responsables des infrastructures IT ne se limite plus à mettre en place un réseau et à le faire fonctionner. Il s’agit désormais d’intégrer des applications et de faire évoluer rapidement son réseau. On parle même d’instantanéité. Dans ce contexte, les attributs des réseaux de type SDN (Software Defined Networks) tels que l’abstraction et virtualisation, la programmabilité et l’automatisation servis par une ingénierie idoine sont sources d’efficience pour la réalisation de cette mission.

Afin de pouvoir automatiser la gestion des réseaux, quatre problématiques doivent être traitées :

1. Un choix d’architecture réseau de datacenter est structurant à long terme ; il doit être pensé pour intégrer l’évolution des technologies.

Personne ne peut prédire quels seront les besoins en matière de réseaux d’ici cinq ans, et les offres spécifiques des fournisseurs ont tendance à vous cantonner à une architecture qui va limiter votre flexibilité et in fine, augmenter vos coûts d’évolution.

2. Les concepts d’abstraction et de virtualisation introduisent une complexité supplémentaire pour les opérations de diagnostics de dysfonctionnement et pour la mesure du rendu de l’expérience des utilisateurs d’applications.

Cette complexité étant inhérente, il faut s’appuyer sur cette contrainte pour mettre en place les outils de télémétrie qui vont collecter et analyser les données pour faciliter la corrélation entre les mondes physiques et logiques. Cet investissement sera par ailleurs rentabilisé en ajoutant des solutions d’auto-apprentissage pour automatiser la mise en œuvre de concepts d’ajustement prédictif pour auto diagnostiquer et réparer le réseau et adapter au mieux le rendu applicatif.

Votre réseau doit être intelligent, proactif et sécurisé. Il doit permettre de collecter, corréler et contrôler les données véhiculées par le réseau. Il doit s’appuyer sur les capacités de traitement des équipements pour exploiter ces informations à la volée. Une architecture réseau moderne collecte des informations au niveau du pare-feu ou des équipements réseaux et les met en corrélation avec d’autres sources d’informations, y compris celles mutualisées dans le Cloud. En substance, cette architecture doit aider à prendre des décisions plus pertinentes en s’appuyant sur l’ensemble des briques de l’infrastructure.

3. Les réseaux de datacenters ont été structurés en couches hiérarchiques conçues pour absorber un trafic vertical ou nord-sud.

Avec la prolifération des instances logiques évoquées précédemment, la typologie des flux réseaux se rééquilibre. On observe un trafic de plus en plus important entre les instances connectées sur une même couche (accès, distribution, cœur). C’est ce que l’on appelle le trafic est-ouest. Afin de soutenir cette évolution, ainsi que l’évolution rapide des ressources qui doivent être connectées, la hiérarchie des réseaux doit évoluer vers un concept de grille ou fabrique, tel que cela a été théorisé par Charles Clos dès 1952 !!

Il est important de penser extensibilité et interopérabilité, quelle que soit l’architecture que vous choisissez. Sinon la prochaine évolution vous coûtera très cher. Même si vous n’êtes pas prêt à faire le grand saut vers le « self driving network », il est indéniable que l’automatisation, la gestion centralisée et le déploiement zero touch sont des attributs indispensables au contrôle des coûts d’acquisition et de possession. Certaines de ces cibles peuvent vous sembler difficilement atteignable, mais la technologie évolue très rapidement et l’obsolescence est très rapide. Il est donc important d’en tenir compte et d’assurer des fondations architecturales solides, ouvertes et flexibles.

4. Pour automatiser la gestion des réseaux, la nouvelle génération d’ingénieurs réseaux devra combiner les compétences d’ingénierie réseaux et de développement logiciel.

Ce besoin d’évolution des compétences va représenter un investissement en termes de recrutement et de formation. Il est donc judicieux de le pérenniser en faisant le choix de technologies, protocoles et langages respectant les standards ouverts supportés par la plupart des fournisseurs de technologies réseaux.

Avec près de 30 milliards d’équipements connectés d’ici 2020, il devient plus qu’impératif de faire évoluer la gestion des réseaux et de mettre en place un certain degré d’automatisation qui libèrera tout le potentiel d’efficacité à moindre coût, tout en offrant davantage de souplesse pour les clients. Les dernières avancées en matière d’intelligence artificielle permettent notamment d’envisager une approche de réseau autonomique, qui se configure, se gère et se protège de manière proactive.

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