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Quand l’IA, big data, éthique et droits de l’homme convergent

Publication: 8 juin

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Les 2 et 3 mai 2018, les représentants de 11 organisations différentes de six pays européens se sont réunis à Bruxelles pour lancer le projet SHERPA, financé par l’UE...
 

« L’intelligence artificielle et l’analyse de mégadonnées apportent une variété d’avantages à la société, mais en même temps ont le potentiel de la perturber, ainsi que ces valeurs éthiques, les droits de l’homme, et la vie telle que nous la connaissons » a déclaré Bernd Stahl, Directeur du directeur du centre de l’Informatique et de responsabilités sociales de l’Université De Montfort et coordinateur du projet SHERPA. "Le projet SHERPA, financé par l’Union Européenne, examine ces questions et cherche à améliorer le développement responsable de ces technologies."

Les 2 et 3 mai 2018, les représentants de 11 organisations différentes (comprenant universités, industrie, société civile, organismes de normalisation et comités d’éthique) de six pays européens se sont réunis à Bruxelles pour lancer le projet SHERPA, financé par l’UE. Elles vont chercher à analyser comment les systèmes d’information intelligents, (c’est-à-dire la combinaison de l’intelligence artificielle (IA) et de l’analyse de mégadonnées) ont un impact sur l’éthique et les droits de l’homme. Le projet développera, avec ce partenariat, de nouvelles façons de comprendre et de traiter les défis éthiques et des droits de l’homme afin de trouver des solutions souhaitables et durables qui puissent bénéficier à la fois aux innovateurs et à la société.

Les chercheurs et innovateurs veulent expérimenter avec l’IA et l’analyse de mégadonnées et concevoir de nouvelles solutions pour éviter les barrières éthiques et réglementaires. "Mais il est également essentiel que la recherche et l’innovation soient acceptables, souhaitables et durables, conformément à la Déclaration de Rome sur la recherche et l’innovation responsables en Europe en 2014", a déclaré le Professeur Stahl.

Le projet arrive à un moment où de nombreuses organisations, telles que la Commission européenne, le Groupe européen d’éthique des sciences et des nouvelles technologies (EGE), le Comité restreint de l’Intelligence artificielle de la Chambre des Lords du Royaume-Uni et les autorités nationales de protection des données débattent activement les problèmes d’ordre éthiques et juridiques relatives à l’IA et aux mégadonnées afin de trouver des solutions.

Le 3 mai 2018, SHERPA a organisé un atelier sur « L’IA et le Big Data : implications éthiques et droits de l’homme » au Press Club Brussels Europe. L’atelier, présidé par Doris Schroeder (professeur de philosophie morale à la Faculté de droit de l’Université du Central Lancashire à Chypre), a réuni 27 personnes. Parmi les orateurs figuraient Luke Dormehl (journaliste indépendant, auteur et conférencier, auteur de Thinking Machines) ; Marek Havrda (fondateur, conseiller en stratégie, Good AI, Neopas) ; Félicien Vallet (Technicien en protection de la vie privée, CNIL), Stéphanie Laulhé Shaelou (directrice de la faculté de droit et professeur de droit européen et de réforme, Université du Central Lancashire, Chypre) et Philip Brey (professeur de philosophie de la technologie au Département de philosophie de l’Université de Twente et coordinateur du projet SIENNA H2020 financé par l’UE).

Les partenaires de SHERPA ont souligné une série de questions éthiques et juridiques, par exemple l’égalité, la protection de la vie privée et des données, la sécurité publique, le devoir de protection envers les personnes vulnérables, la transparence, l’équité, la justice et la proportionnalité. Les messages clés comprenaient : la nécessité d’assurer l’équité des systèmes ; l’importance de ne pas déléguer aveuglément et de maintenir la vigilance, le potentiel de leadership politique de l’UE pour fournir le meilleur cadre éthique et réglementaire ; un plus grand engagement avec les technologues et rendre la société plus humaine à mesure qu’elle devient plus dépendante de l’IA. Les remarques finales du professeur Stahl ont montrés aux partenaires du projet et aux parties prenantes les défis à venir : « On ne peut pas être un leader dans l’IA ou les systèmes d’information intelligents et outrepasser les préoccupations de la vie privée et les droits de l’homme. La façon dont les innovateurs devraient entreprendre une recherche responsable est le sujet pressant auquel SHERPA espère contribuer. "

http://www.project-sherpa.eu

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