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La visibilité de vos architectures Cloud et... au-delà

Par Rafaël Portolano, Consultant expert en Performance Applicative chez Dynatrace

Publication: 11 septembre

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L’ampleur de la digitalisation est aujourd’hui indéniable. Les consommateurs se tournent toujours plus vers les canaux en ligne et mobiles, et l’économie mondiale est devenue brutalement tributaire de la technologie...
 

Selon Gartner, 41 % des revenus de l’entreprise proviendront du business digital d’ici 2020. Alors que les architectures deviennent de plus en plus sophistiquées, l’exigence utilisateur initialement focalisée autour de la performance se porte maintenant sur de nouvelles expériences numériques. Cette attente oblige les entreprises à accélérer leur transformation digitale et l’innovation, tout en sachant qu’elles ne peuvent pas se permettre de sacrifier la performance et la disponibilité au profit de la créativité. Les utilisateurs s’attendent à ce que les applications fonctionnent parfaitement, tout le temps, et leur fidélité à l’égard d’une marque est toute relative. Une mauvaise expérience digitale offerte à ses clients va rapidement impacter les revenus. Les dirigeants IT sont donc face à un véritable défi : comment atteindre l’agilité dont l’entreprise a besoin sans mettre en péril le business de l’entreprise ?

La montée du cloud

En cherchant à relever ce défi, les entreprises ont déplacé davantage d’infrastructures et de services dans le cloud pour bénéficier de l’agilité et de la stabilité offertes par ce dernier. L’arrivée de Salesforce en 1999 a introduit les possibilités du Software-as-a-Service, et l’avènement d’AWS en 2006 a révélé un potentiel encore plus important grâce au concept d’Infrastructure-as-a-Service (IaaaS). Depuis peu, les organisations redessinent leurs applications cloud, à base d’architectures microservices, en utilisant l’orchestration de conteneurs dynamiques, et en déployant automatiquement les releases de production. Ces nouvelles architectures d’intégration ultra agiles permettent de bénéficier sans effort d’un niveau d’agilité adapté au time to market rapide.

Le paysage informatique de l’entreprise est devenu méconnaissable en 10 ans. L’explosion des services cloud proposés par une multitude de fournisseurs a donné aux entreprises la possibilité de créer des écosystèmes applicatifs adaptés à leurs besoins spécifiques. Par conséquent, les environnements hybrides multi-cloud et scalables sont devenus une nouvelle norme. L’offre couvre aujourd’hui une vaste gamme de plateformes et de services cloud d’orchestration et de déploiement intégré (Docker / Swarm, OpenStack, Kubernetes, OpenShift, CloudFoundry, ...) sans parler de l’éventail d’extensions et de fonctions SaaS (AWS Lambda ou Azure Functions) qui commencent à se déployer au sein des organisations.

Le casse-tête de la complexité des environnements cloud

Cependant, tout en offrant l’agilité dont les entreprises digitales ont besoin, ces nouveaux environnements cloud peuvent introduire une part de complexité, rendant quasiment impossible la mesure de l’expérience utilisateur et la gestion de la performance digitale. Une récente étude a révélé que le nombre moyen de composants technologiques qui interagissent pour une seule transaction d’application web ou mobile est passé de 22 à 35 au cours des cinq dernières années. Avec des applications fonctionnant sur la base de microservices dynamiques dans des environnements contenerisés, répartis sur des écosystèmes multi-cloud hybrides et scalable, il est beaucoup plus difficile de déterminer où se trouve chaque composant et comment il fonctionne.

Il peut exister des milliards d’interdépendances extrêmement complexes entre les multiples services internes et tiers composant un parc applicatif. Cela engendre un nombre presque infini de facteurs pouvant impacter l’expérience de l’utilisateur. Par conséquent, il est devenu plus difficile que jamais de s’assurer que la performance ne freine pas le taux de conversion, c’est à dire le business. Et ce n’est pas qu’une question de revenu, mais aussi de réputation. Dans notre économie numérique ultra compétitive et connectée, chaque client compte, et une mauvaise expérience suivie d’un avis négatif peut avoir un impact considérable sur l’image d’une entreprise. Les entreprises doivent donc recueillir des informations précises sur la performance expérimentée par chaque utilisateur, à chaque clic, pour chaque appareil, afin de s’assurer que tout client bénéficie d’un traitement VIP. Les approches traditionnelles de monitoring de la performance digitale sont incapables de fournir un tel niveau de visibilité, car elles ont été conçues pour des environnements statiques évoluant lentement.

Cloud-native : au-delà de l’APM

Les organisations doivent donc adopter de nouvelles approches pour monitorer la performance de leurs applications et l’expérience utilisateur en environnement cloud-native. La première étape consiste à consolider la multitude de solutions de monitoring accumulées dans leurs services informatiques au cours des dernières années. Des tableaux de bord séparés surveillant chaque environnement cloud peuvent être extrêmement coûteux, sans compter qu’ils fournissent une vue fragmentée de l’expérience l’utilisateur. Disposer d’une visibilité de bout en bout est essentiel pour minimiser le coût total de possession (TCO) et fournir une vision unique et holistique de l’expérience utilisateur et de la performance.

Les équipes informatiques n’ont pas besoin d’un plus grand nombre de tableaux de bord, longs à configurer et à maintenir. Il est également impératif de ne pas surcharger les tableaux de bord avec des mesures rarement utilisées. Aujourd’hui, le besoin est de ne pousser que l’information utile et des alertes en cas de problèmes ayant des impacts mesurés sur l’expérience utilisateurs et la conversion. Et dans ce cas, l’idéal est de pouvoir remonter l’arbre des dépendances pour identifier instantanément la source exacte de tout problème. À cette fin, l’intelligence artificielle et l’automatisation deviennent critiques pour la gestion de la performance, permettant aux équipes informatiques de découvrir automatiquement leurs écosystèmes informatiques dynamiques et d’analyser les dépendances entre les composants des applications et ceux de l’infrastructure, lorsqu’ils changent en temps réel.

Dans un avenir de plus en plus axé sur le cloud, ceux qui ne changeront pas d’approche de gestion de la performance seront désemparés face aux données de monitoring en silo, fournissant une vision fragmentée et obsolète de l’expérience utilisateur.

Adopter des approches de nouvelle génération centrées sur l’intelligence artificielle et l’automatisation sera la clé du succès pour innover et offrir des expériences digitales sans faille.

http://www.dynatrace.com/

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