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Comment combattre le réchauffement climatique grâce à l’Internet des objets (IoT) ?

Par Laurent Servel, Directeur des ventes, France, Suisse & Afrique, Corning Optical Communications

Publication: 19 avril

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Le 12 décembre 2015, 196 pays signaient ensemble l’Accord de Paris sur le climat dans le cadre de la COP 21 et dans le but de limiter le réchauffement climatique...
 

Les moyens à mettre en place pour atteindre cet objectif restent cependant vagues tandis que l’efficacité énergétique représente une opportunité majeure pour l’industrie et les entreprises européennes.

Aujourd’hui, les solutions pour réduire la consommation d’énergie sont nombreuses. L’efficacité énergétique doit intervenir dans de nombreux domaines tels que les transports et la mobilité, l’industrie ou encore la construction. Transformer les technologies actuelles afin d’utiliser l’énergie électrique produite à partir de sources renouvelables et de façon intelligente peut être une solution pour réduire la consommation d’énergie. Si la transition technologique prend du temps, de nombreuses innovations en cours de développement permettront de lutter plus efficacement contre le réchauffement climatique.

L’industrie électronique et électrique, dans laquelle l’Europe se distingue, va jouer un rôle clé dans le développement de solutions innovantes destinées à lutter contre le réchauffement climatique. En effet, cette industrie est très active dans des secteurs clés et efficaces énergétiquement tels que l’électronique, l’automatisation et les solutions d’entraînement, les technologies de l’information et les technologies de la communication. Selon l’association allemande de l’industrie électrique et électronique, ces quatre marchés combinés représentaient presque 2 000 milliards d’euros à l’échelle mondiale en 2014.

Si les solutions qui émergent de ces marchés sont variées (véhicules électriques, technologies d’automatisation des processus pour l’industrie et les équipements, technologies d’automatisation pour les bâtiments commerciaux et logements privés), elles ont toutefois trois points communs : elles produisent, distribuent et consomment leur propre énergie. Désormais “intelligentes”, c’est-à-dire capables d’envoyer et de recevoir des données, ces solutions jouent un rôle crucial dans la réduction de la consommation d’énergie électrique. Connectées à un réseau intelligent, elles peuvent ainsi collecter des données et les utiliser pour s’assurer que la consommation d’énergie se fait de façon intelligente : c’est ce que l’on appelle l’internet des objets (IoT).

Les « objets » désignent les nombreux capteurs qui fournissent les données devant être traitées. L’Internet est nécessaire pour transférer les informations depuis les appareils et jusqu’aux services cloud qui contrôlent la production, la distribution et la consommation d’énergie. C’est une profonde mutation : au lieu de donner accès à l’énergie, les consommateurs doivent s’adapter à l’énergie disponible, ce qui rendrait une plus grande utilisation d’énergies renouvelables possible. Cette approche est une des voies possibles pour combattre le réchauffement climatique.

Non seulement les secteurs européens de l’électricité et de l’électronique peuvent tirer parti de solutions basées sur l’IoT, mais l’Europe a l’opportunité unique d’accroître ses exportations grâce à l’IoT. Cependant, l’infrastructure numérique pourrait représenter un obstacle dans le secteur et les solutions doivent être concrètement prouvées. Elles doivent être lancées et standardisées en Europe avant d’être exportées vers l’Asie, l’Amérique et l’Afrique. Les secteurs européens de l’électricité et de l’électronique sont bien positionnés pour prendre ce chemin mais ils ont besoin de soutien.

Les derniers chiffres du Fibre to the Home Council Europe dévoilent que les pays de l’Europe de l’Est équipent les habitations en haut-débit à un rythme élevé, tandis que le Royaume-Uni et l’Allemagne se montrent plus lents. Même si le FTTH n’est pas le but de l’IoT, c’est une indication que les gouvernements européens ne se concentrent pas tous sur le développement de leur infrastructure numérique. L’IoT nécessite une excellente couverture régionale. Les plans de réseau tendent pour le moment à inclure un pourcentage cible de la population à atteindre. Mais pour qu’une infrastructure numérique soutienne l’IoT, les réseaux doivent couvrir 100% d’un territoire donné afin que tous les appareils (« objets ») puissent être interconnectés. Si par exemple une voiture autonome sort des zones urbanisées et se retrouve dans la partie la plus rurale du pays, les appareils de cette voiture vont avoir besoin d’un accès haut-débit et sécurisé au réseau peu importe le moment et l’endroit. La quantité de données générées et consommées par une voiture autonome est estimée à 40 To de données pour huit heures de conduite. Cet unique exemple peut nous donner une bonne idée de la charge de données que la 5G et la fibre du futur devront pouvoir gérer.

L’IoT offre donc une immense opportunité pour les secteurs européens de l’électricité et de l’électronique de se développer tout en répondant au problème du réchauffement climatique, qui est le phénomène actuel le plus inquiétant. Pour satisfaire le potentiel de l’IoT, l’industrie a besoin d’une excellente infrastructure numérique… et elle doit être mise en place rapidement. Les gouvernements européens doivent jouer leur rôle et lancer la construction de réseaux 5G et fibre, et notamment dans les zones rurales qui ne sont pas encore desservies, les « zones blanches ». Un effort conjoint de tous les acteurs européens compétents est également crucial, et nous en avons besoin maintenant.

http://www.corning.com/

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