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Dossiers

MongoDB révèle son étude sur la place des développeurs au sein de l’entreprise

Par Joe Drumgoole, directeur des relations avec les développeurs, MongoDB

Publication: 27 novembre

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Voici le premier article d’une série portant sur le rôle du développeur dans l’organisation moderne...
 

Dans ce premier article : l’arrivée d’une nouvelle génération. L’intérêt croissant des organisations pour les technologies s’est traduit par un rôle accru des développeurs, qui jouent maintenant un rôle crucial dans la prise de décision au sein de leur entreprise. Ce nouvel alignement n’est cependant pas ressenti de la même manière au sein de la communauté des développeurs...

C’était dans les années 80. J’étais jeune développeur chez Digital Equipment Corporation (DEC). DEC était une énorme entreprise, juste derrière IBM et elle s’appuyait sur un système d’exploitation propriétaire appelé VMS. Mais j’en savais plus que ça. J’ai posté un avis dans le bulletin d’information public (80’s Slack) indiquant que DEC ferait mieux d’arrêter tout investissement dans VMS et de migrer tout nouveau développement vers Ultrix. Cette opinion n’a pas été bien perçue. J’ai dû faire amende honorable devant la direction de VMS. Pendant un moment, j’ai eu peur d’être viré. Aucun des cadres supérieurs ne m’a demandé pourquoi notre équipe de développement était si certaine que VMS avait déjà perdu la course.

À l’époque, ce mépris observé chez DEC pour les opinions divergentes était loin de faire exception. Loin de là.

Les choses ont heureusement évolué. Maintenant, faites un saut dans le temps de 30 ans : les développeurs ont été couronnésnouveaux faiseurs de rois, plus influents et plus critiques que jamais auparavant. Comme IDC l’a récemment souligné dansun rapport : « Les développeurs exercent une énorme influence à l’ère de Kubernetes, des containers et du cloud. » C’est aussi une bonne chose. Si la technologie doit permettre à une entreprise de se distinguer de la concurrence, il est logique que les gens qui la comprennent soient impliqués dans la prise de décision.

Comme beaucoup d’entre vous l’ont probablement vécu, il y a longtemps eu un fossé perçu entre les développeurs sur le terrain et les responsables en costumes prenant les décisions relatives aux achats, à la recherche et à l’avenir. Pour mieux comprendre l’influence moderne des développeurs dans le monde réel, nous avons mené une étude auprès de 760 développeurs et 750 décideurs informatiques, à la recherche d’éléments factuels à l’appui de cette perception d’un gouffre historique entre ces deux groupes. Nous avions tort. Ce que nous avons constaté, c’est un alignement nouveau entre deux camps auparavant en désaccord. Nous avons également découvert que les développeurs qui ont commencé leur carrière au début des années 2000 tendaient à se sentir plus en accord avec les décideurs que leurs collègues plus âgés (ayant commencé à travailler dans les années 90 ou avant). Une nouvelle génération de développeurs influents et écoutés est arrivée dans le monde de l’entreprise, mais les effets ne sont pas répartis de manière égale.

Alignement sur les résultats

Écrire du code, c’est souvent un jeu. Et même parfois un art. Cependant, pour la plupart d’entre nous, nous le faisons aussi en général dans un but organisationnel, pour répondre à un besoin du client. Un mythe culturel voulait que les développeurs ne comprennent pas toujours cette vision élargie. Si cette affirmation a jamais été vraie un jour, elle ne l’est plus.

Les développeurs sont conscients des exigences commerciales de leurs employeurs. Près de 94 % des développeurs affirment comprendre les priorités commerciales de l’entreprise dans laquelle ils travaillent. Mieux encore, plus de 88 % des décideurs IT sont d’accord. C’est une évolution.

Pensez-vous que les décideurs et les développeurs IT sont alignés lorsqu’il s’agit de prendre des décisions en matière d’IT dans l’entreprise où vous travaillez ?

Et cet alignement sur les priorités commerciales se retrouve jusqu’à la prise de décision proprement dite. Plus de 90 % des développeurs interrogés pensent que les décideurs IT prennent la bonne décision lors de l’achat d’un nouveau logiciel et - le croiriez-vous ? - ce chiffre est supérieur que celui exprimé par les décideurs IT eux-mêmes sur leurs propres décisions.

Les décideurs prennent-ils généralement la bonne décision lorsqu’ils procèdent à l’achat d’un nouveau logiciel ou d’une nouvelle plateforme à utiliser dans l’entreprise où vous travaillez ?

Cela semble aller de soi, non ? Si nous voulons tous accroître la productivité, il est logique d’inclure les constructeurs et les producteurs dans les décisions. L’histoire nous offre d’innombrables exemples de cette preuve de sagesse, dans des secteurs très divers. Intéressons-nous pour commencer à la construction automobile. En Allemagne, depuis des années,les déécisions se prennent en fonction de la productivitéé. Au Japon aussi. Ces deux pays sont devenus les champions de notre génération dans l’industrie automobile. Les développeurs devraient être encouragés à user de leur influence au sein de l’organisation. Cette confiance accordée aux développeurs implique bien sûr qu’ils assument une plus grande responsabilité dans les décisions stratégiques, bonnes ou mauvaises.

Différences générationnelles

Un autre élément très intéressant ressort de nos données. L’âge joue un facteur récurrent et constant dans les opinions exprimées. Les développeurs dont la carrière a débuté entre 2000 et 2016 expriment un degré d’alignement et d’esprit positif plus élevé que leurs homologues plus âgés et plus jeunes. C’est précisément lorsque l’influence des développeurs s’est accrue au sein des organisations, ce qui semble loin d’être un hasard.

Penchons-nous sur cette tendance : 93 % des développeurs de 25 à 44 ans pensent que les décideurs informatiques et les développeurs sont d’avis convergents sur les décisions stratégiques. Ce pourcentage chute à 62 % pour les 55 ans et plus.

Pensez-vous que les décideurs et les développeurs IT sont alignés lorsqu’il s’agit de prendre des décisions en matière d’IT dans l’entreprise où vous travaillez ?

Nous retrouvons la même tendance en ce qui concerne les listes de technologies approuvées. Conclusion surprenante à nos yeux une nouvelle fois : dans l’ensemble, aussi bien les développeurs que les décideurs informatiques estiment que les listes de technologies approuvées sont utiles (figure 1). Cela reflète selon moi la diversification croissante et la rapidité accrue de mise à jour de ces listes de technologies approuvées.

Nous avons cependant constaté, en décomposant les réponses des développeurs par génération, que c’était surtout les plus jeunes qui voyaient les choses de manière positive.

Les technologies et les listes de logiciels approuvées par l’employeur aident-elles les développeurs à construire les meilleures applications possibles pour les besoins de l’entreprise ? (Développeurs classés par âge)

Qu’en conclure ?

Les données montrent que de nombreux facteurs entrent en jeu, notamment l’ancienneté et l’expérience professionnelle, mais il semble bien que les choses évoluent.

La nouvelle génération a peut-être simplement bénéficié d’un contexte plus favorable. Quand quelqu’un vous coûte cher, vous faites plus attention à lui. Les développeurs plus âgés ont peut-être traversé suffisamment de cycles pour poser un regard plus sain et plus cynique sur les choses. Ils ne sont sans doute pas aussi emballés par les canapés designs, les tireuses à bière et le baby-foot au bureau.

Les technologies et les listes de logiciels approuvés par l’employeur aident les développeurs à créer les meilleures applications possibles pour les besoins commerciaux de l’entreprise.

Voici ce que je pense. Nous devons prendre le temps d’écouter nos aînés et comprendre pourquoi ils ne se sentent pas aussi alignés. Ils savent des choses que nous ignorons. Il est possible que, dans notre secteur obsédé par le jeunisme, les avantages de la génération de faiseurs de rois ne soient pas répartis de manière égale.

Bien faire les choses

Je me demande ce qui se passerait si je revivais mon expérience chez DEC en 2019. Quatre ans après que j’ai osé exprimer une opinion très répandue chez les développeurs, DEC a fait faillite et a été racheté pour une croûte de pain par Compaq, c’est la morale de l’histoire. Unix a donné naissance à Linux, le reste fait partie de l’histoire. Je n’étais qu’un des nombreux canaris de cette mine de charbon qui ont été ignorés. Je ne prétends pas que le coup de grisou que nous avons annoncé aurait pu être évité. La technologie et l’histoire sont bien trop complexes.

Mais les données montrent bien que les entreprises en ont tiré des leçons. Nous sommes mieux informés, plus alignés. Les décideurs sont plus proches de la technologie. Les développeurs sont plus proches des décisions. Il incombe maintenant aux développeurs de bien faire les choses.

Méthodologie

- En juin, nous avons interrogé 1500 personnes réparties également en France, en Allemagne et au Royaume-Uni. Nous avons discuté avec deux groupes : les développeurs et les décideurs informatiques.

Par développeur, on entend « toute personne chargée de construire et de créer des applications logicielles. Leur rôle consiste notamment à écrire, déboguer et exécuter le code d’une application ».

Par décideur IT, terme quelque peu inventé par le secteur, j’en conviens,on entend « tout employé habilité à prendre des décisions stratégiques en matière de systèmes d’information au sein d’une entreprise, ce qui recouvre notamment (liste non exclusive) : recrutement de professionnels IT, acquisition de nouveaux logiciels et matériel informatique, prise de décision en matière de R&D axée sur la technologie, gestion et sécurité des données ».

La taille des échantillons diminue avec l’examen des résultats par groupe démographique. Parfois en dessous de 50 personnes. De tels échantillons ne sont pas statistiquement aussi solides que l’échantillon complet. Cependant, en examinant les données et les tendances que nous avons dégagées, nous avons pensé que les résultats étaient encore suffisamment intéressants et cohérents pour être utiles et amorcer la discussion. Ce n’est pas parole d’évangile, ce n’est pas le dernier mot, c’est juste l’indication d’une tendance possible.

http://www.mongodb.com/

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