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Actualité des entreprises

Elections municipales 2026

Publication: 12 mars

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Le numérique des collectivités s’invite dans le débat Thomas Belarbi, Directeur sales – Secteur public industrie, énergie et défense chez Red Hat...
 

Les élections municipales des 15 et 22 mars 2026 sont l’opportunité de placer au centre du débat les enjeux de souveraineté numérique. Souvent relégué au rang de simple question technique, le numérique contribue à la continuité et à la qualité des services publics locaux.

Dans un contexte de tension budgétaire, le numérique ne devrait plus être subi comme un centre de coûts passif, mais être considéré comme un outil stratégique pour gérer les dépenses opérationnelles. Au-delà de l’infrastructure, c’est également la relation de confiance entre les citoyens et leurs institutions publiques qui se joue ici. Chaque interruption de service, compromission de données ou réduction de l’offre de services publics peut fragiliser la confiance et la crédibilité de l’institution.

Les collectivités locales face aux enjeux numériques prioritaires

La cybersécurité s’impose comme le premier défi auquel font face les municipalités. La recrudescence des cyberattaques sur le territoire national n’est pas un phénomène passager. Ce sujet, longtemps resté dans l’ombre comme le soulignait la Cour des comptes en novembre 2025 en déplorant l’absence de pilotage stratégique de l’État, est devenu une priorité politique majeure. La souveraineté numérique est ainsi la clé de notre autonomie : elle garantit que la gestion des services publics reste entre les mains des élus.

Le second défi est d’ordre budgétaire, et rejoint ici également la question de la souveraineté numérique. Dans un contexte de finances publiques sous tension, les collectivités ne peuvent plus s’exposer à une dépendance excessive vis-à-vis fournisseurs internationaux de technologie susceptibles de modifier unilatéralement leurs tarifs ou leurs conditions d’accès, devenant alors une menace pour les équilibres budgétaires locaux. La dépendance technologique n’est pas une fatalité : c’est souvent un choix par défaut, dont les conséquences se mesurent sur le long terme. La prise de conscience de ces dépendances numériques structurelles conduit les entreprises à proposer des alternatives qui favorisent l’autonomie économique.

L’open source comme solution pour les collectivités locales

Face à ces enjeux, l’open source émerge comme un élément clé et concret, qui permet aux collectivités d’innover tout en conservant la maîtrise de leurs systèmes. Pour répondre aux exigences de l’Indice de Résilience Numérique (IRN) lancé en janvier 2026, les collectivités doivent désormais assurer l’auditabilité et la réversibilité de leurs systèmes. Sur la traçabilité des décisions publiques, le code ouvert dissipe naturellement les zones d’ombre des solutions propriétaires, renforçant ainsi la transparence démocratique. L’idée n’est pas d’exclure les acteurs privés, mais de créer une synergie avec l’écosystème numérique français. L’open source offre une fondation commune sur laquelle solutions libres et propriétaires peuvent cohabiter et innover, et ce au service des collectivités.

Une percée de l’open source dans les collectivités locales

La transformation numérique des collectivités reste avant tout une transformation humaine, marquée par la prudence des utilisateurs, qu’ils soient citoyens ou agents du service public. Il revient aux porteurs de projets de convaincre, en démontrant par des exemples concrets que le changement est un gain et non une contrainte supplémentaire. Des collectivités comme Grenoble ou Chamonix ont montré la voie dans ce domaine, en démontrant que la transition vers le logiciel libre est non seulement possible, mais aussi bénéfique à long terme.

Cette transformation doit aussi intégrer l’intelligence artificielle. Si l’IA augmente la productivité des services municipaux, elle ne doit pas recréer de nouvelles dépendances. L’IA basée sur des modèles ouverts accompagne les collectivités pour faire en sorte que leurs modèles et leurs données restent sous leur contrôle exclusif, offrant une transparence que les modèles fermés ne peuvent assurer.

Dans un contexte où la cybersécurité, la maîtrise budgétaire et la transparence sont au cœur des préoccupations pour la période 2026-2032, les collectivités ont tout intérêt à s’appuyer sur des solutions qui soutiennent leur liberté de choix, flexibilité et indépendance. C’est de cette manière que Red Hat accompagne les acteurs publics dans leur transformation numérique.

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