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Actualité des entreprises

IA et entreprises : placer la confiance et la sécurité au premier plan

Par Sridhar Iyengar, Managing Director Europe chez Zoho

Publication: 4 août

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En vigueur depuis 2024, l’IA Act est devenu la pierre angulaire de l’impact de l’intelligence artificielle (IA) sur les utilisateurs européens. De nouvelles exigences en matière de transparence sont pleinement applicables depuis le 2 août 2026, autour de trois axes clés : une meilleure information des utilisateurs lors de l’usage de l’IA, une identification facilitée des contenus issus de l’IA et un droit de regard plus direct confié à la Commission européenne sur les modèles d’IA à grande échelle.

Selon la BPI, 58 % des dirigeants d’entreprise reconnaissent que rater le coche de l’IA pourrait avoir un impact sur la survie de leur entreprise à un horizon de 3 à 5 ans. Dès lors, bâtir une relation saine et de confiance avec les outils d’IA s’avère indispensable pour les entreprises, selon Sridhar Iyengar, Managing Director Europe chez Zoho.

L’IA s’est imposée comme un levier opérationnel majeur, offrant un avantage concurrentiel grâce à une automatisation de l’analyse, de la prospective et de l’assistance. Son intégration pérenne impose cependant de placer la confidentialité et la sécurité des données au premier plan. Pour continuer à créer de la valeur économique, les entreprises se doivent d’établir des garanties solides.

En effet, l’IA peut révolutionner l’efficacité opérationnelle, perfectionner la relation client et révéler des analyses approfondies, mais l’ensemble de cet édifice repose sur la confiance. Pour porter ses fruits, le déploiement de l’IA doit s’ancrer dans la confidentialité et la sécurité des données. Ainsi, une véritable sécurité repose sur une collaboration continue entre les décideurs publics et les experts technologiques, qui travaillent de concert pour protéger les données personnelles et préserver la confiance du public. Dans ce contexte, les entreprises doivent former leurs collaborateurs et intégrer la sécurité au sein même de l’expérience utilisateur. La confiance est le véritable facteur de différenciation sur le marché : les organisations qui ne la placent pas au premier plan seront tout simplement laissées pour compte.

La législation sur l’IA demande aux organisations de pouvoir identifier et indiquer quels systèmes sont utilisés dans le cadre de leurs processus opérationnels, quelles données sont traitées et qui en est responsable. Afin d’atteindre ce niveau de transparence, les entreprises établissent un registre de tous les systèmes d’IA utilisés. Ce registre doit préciser l’outil, le fournisseur, la finalité, les utilisateurs, les types de données traitées, le service responsable ainsi que la catégorie de risque selon l’IA Act. Ce dernier distingue quatre niveaux de risques pour les systèmes d’IA. En premier lieu, les organisations doivent déterminer la classification des systèmes qui appuient les décisions d’embauche, ont un impact sur les clients, génèrent du contenu contractuel, réalisent des évaluations de solvabilité ou de risques, ou ont d’autres implications juridiques ou financières. En outre, la classification des risques relève de la responsabilité des équipes internes de conformité et de protection des données. En cas de doute, les organisations peuvent se tourner vers des conseillers juridiques externes ou des experts spécialistes de la législation sur l’IA.

Par ailleurs, les entreprises qui définissent les applications d’IA autorisées, les types de données intégrés dans des services d’IA externes et le moment où contrôle humain est requis, sont encouragées à s’assurer que l’ensemble des utilisateurs ont lu et compris ces politiques. Les équipes doivent aussi définir les responsabilités et passer en revue les prestataires ainsi que les dispositions contractuelles. En effet, la manière dont les fournisseurs traitent les données, à savoir si les données saisies des utilisateurs sont utilisées pour l’entraînement des modèles, s’il est possible de désactiver cet entraînement, quelles mesures de sécurité sont en place et si la documentation nécessaire est disponible, revêt une importance cruciale.

Dès lors, les directives et les règlementations, impulsées par l’IA Act, sont nécessaires pour fixer des limites claires. En parallèle, les entreprises doivent former leurs collaborateurs et intégrer la sécurité au sein même de l’expérience utilisateur. La confiance constitue le facteur ultime de différenciation sur le marché. Les organisations qui adoptent une approche globale de l’IA plutôt qu’une approche fragmentaire, sont mieux à même d’aligner les fonctionnalités de l’IA sur les exigences de sécurité, de gestion des accès et de conformité, tout en renforçant la sécurité juridique.

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