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Actualité des entreprises

Une nouvelle enquête révèle que près de la moitié des professionnels de la sécurité s’appuient encore sur les mots de passe

Publication: 13 octobre

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Une enquête mondiale signée Yubico et Okta met en évidence un écart critique dans la mise en œuvre des pratiques de sécurité en entreprise et montre comment les contrôles d’identité modernes peuvent éliminer la dépendance aux mots de passe.

Une nouvelle enquête signée Yubico (NASDAQ STOCKHOLM : YUBICO), le pionnier de l’authentification résistante au phishing et créateur de la passkey de référence, la YubiKey, en collaboration avec Okta, Inc., révèle un écart considérable entre les connaissances en matière de sécurité et les pratiques quotidiennes. Bien qu’une grande majorité des responsables de la sécurité reconnaissent que les passkeys résistantes au phishing sont plus sécurisées que les mots de passe, près de la moitié d’entre eux continuent de recourir à des méthodes de connexion vulnérables au travail.

Rédigé par Talker Research, le rapport mondial 2026 sur l’état de l’authentification* s’appuie sur une enquête au cours de laquelle près de 2 000 professionnels de la cybersécurité et de l’informatique ont été interrogés dans neuf pays. Ce rapport souligne que la principale vulnérabilité en matière de cybersécurité n’est plus un manque de formation ou de sensibilisation, mais un problème structurel lié aux frictions opérationnelles et à des procédures d’onboarding obsolètes. Pour combler cette lacune, les organisations ne peuvent pas simplement compter sur des formations supplémentaires de sensibilisation à la sécurité. Les véritables progrès commencent plutôt par ce qui est fourni aux employés dès leur premier jour dans l’entreprise.

Principales conclusions :

- 43 % s’appuient sur des mots de passe au travail, bien que beaucoup sachent que les passkeys sont plus sécurisées. 31 % citent les passkeys matérielles comme la référence absolue, 27 % considèrent les passkeys synchronisées comme les plus sûres et 23 % estiment que les passkeys liées à un appareil via un mobile sont la meilleure option.
- 52 % ont reçu des mots de passe dès leur premier jour dans l’entreprise, ce qui montre que les procédures d’onboarding traditionnelles façonnent les habitudes de sécurité à long terme.
- 44 % ont été victimes d’une cyberattaque pilotée par l’IA au cours des 12 derniers mois, Singapour affichant le taux le plus élevé à l’échelle mondiale (58 %), un chiffre qui contraste fortement avec le Japon (30 %) et l’Allemagne (38 %).
- 39 % des professionnels de la sécurité n’ont pas su distinguer un texte généré par une IA d’un texte rédigé par un humain.
- L’Inde (68 %), l’Australie (60 %) et les États-Unis (56 %) affichent la plus forte proportion de salariés « très familiers » avec les passkeys.
- 91 % souhaitent qu’une étape de validation impliquant une intervention humaine soit prévue avant que les agents d’IA autonomes n’exécutent des actions critiques.
- Les professionnels indiens sont les plus nombreux à l’échelle mondiale (41 %) à se dire « très à l’aise » à l’idée de confier leurs communications avec des clients ou des collègues à des agents d’IA. Seulement 4 % des professionnels au Japon et 12 % en France partagent ce sentiment.
- 50 % des professionnels de la sécurité américains utilisent des mots de passe au travail. Ce chiffre place les États-Unis en tête des marchés interrogés sur la question de la dépendance aux mots de passe traditionnels, bien que ce pays affiche le niveau de connaissance technique le plus élevé.

« La cybersécurité en entreprise présente une lacune critique en matière de mise en œuvre, confie Poupak Enbom, Chief Market and Growth Officer chez Yubico. Les responsables de la sécurité savent que les passkeys matérielles, en particulier les clés de sécurité matérielles, offrent le plus haut niveau de protection. Néanmoins, près de la moitié d’entre eux continuent de recourir quotidiennement à des noms d’utilisateurs et des mots de passe classiques. Le problème ne réside donc pas dans le manque d’expertise, mais dans la difficulté à surmonter les obstacles à l’adoption par les utilisateurs. »

Ce décalage opérationnel apparaît très tôt. En effet, plus de 50 % des professionnels de la sécurité héritent d’identifiants dès leur premier jour dans l’entreprise. Cela instaure par défaut une dépendance aux mots de passe et perpétue des habitudes peu sûres. L’IA générative aggrave ce risque, car même les experts chevronnés en cybersécurité peinent à détecter les messages synthétiques, ce qui rend la vigilance des utilisateurs peu efficace en tant que mesure de contrôle.

Et le déploiement d’agents d’IA autonomes vient ajouter à ces problèmes, étant donné que les 91 % de répondants qui souhaitent une étape de validation humaine auront besoin d’un moyen fiable de s’assurer qu’une personne réelle se trouve derrière ces agents.

« Pour combler cette lacune, les organisations doivent intégrer la sécurité dès le début du processus d’onboarding, explique Charlotte Wylie, SVP Deputy CSO chez Okta. Lorsque les anciennes habitudes de connexion persistent, les entreprises restent vulnérables aux vecteurs d’attaque modernes. En collaboration avec Yubico, nous proposons une approche unifiée qui garantit que chaque collaborateur bénéficie d’une authentification Zero Trust et résistante au phishing dès son premier jour de travail. »

Yubico et Okta font équipe pour rationaliser la manière dont les systèmes d’identité des entreprises émettent, gèrent et appliquent les identifiants sécurisés par matériel. En intégrant directement une protection contre le phishing aux plateformes modernes de gestion des accès, les deux entreprises entendent aider les équipes informatiques à éliminer la dépendance aux mots de passe sans créer de difficultés opérationnelles pour les employés.

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