En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts. En savoir plus et gérer ces paramètres. OK X
 
 

 

 

Actualité des entreprises

Le travail hybride à l’échelle mondiale : la flexibilité fait l’unanimité, l’IA et le retour au bureau divisent

Publication: 16 octobre

Partagez sur
 
 

Les Français vont au bureau pour travailler, pas pour se montrer

Pour la 10e édition de son étude « État des lieux du travail hybride », Owl Labs, spécialiste des technologies de collaboration hybride, a interrogé des salariés en France, au Royaume-Uni, aux États-Unis et en Allemagne. Les quatre pays partagent les mêmes attentes de fond, rémunération et flexibilité en tête. Mais dès qu’il s’agit de présence au bureau, d’intelligence artificielle ou de rythme de travail, les pratiques divergent fortement, avec souvent la France et les États-Unis aux deux extrémités. Flexibilité et rémunération : un socle commun

Dans les quatre pays, la rémunération reste la priorité numéro un, citée par 87 à 89 % des salariés. Juste derrière, l’absence de flexibilité est devenue le premier motif de refus d’une offre d’emploi. Entre 31 % (France) et 41 % (Royaume-Uni) des salariés refuseraient un poste imposant une présence au bureau à temps plein, et 33 à 41 % un emploi sans horaires flexibles. En France, ce sont d’ailleurs les horaires qui comptent le plus : 41 % refuseraient un poste qui n’en offre pas.

Le retour au bureau reste possible, mais il se négocie. 92 à 94 % des salariés pourraient y venir davantage avec les bonnes contreparties, et la rémunération est partout le premier levier. Elle pèse toutefois bien plus en France (45 %) qu’au Royaume-Uni (33 %) ou en Allemagne (32 %). Viennent ensuite le libre choix des jours de présence, la restauration gratuite et un trajet plus court.

Autres points de convergence : le stress au travail progresse partout, un salarié sur trois (34 à 36 %) le jugeant en hausse sur un an. Et l’usage d’outils d’IA non validés par l’employeur concerne 26 à 33 % des utilisateurs dans chaque pays.

Bureau, IA, rythme de travail : de fortes lignes de fracture

L’attrait de l’hybride varie nettement. 66 % des Allemands et 62 % des Français le choisiraient s’ils en avaient la possibilité, contre 60 % des Britanniques et seulement 46 % des Américains. Sa suppression ne produirait pas non plus les mêmes effets : 43 % des Britanniques et 41 % des Américains chercheraient un autre emploi, contre 28 % des Français. Ces derniers sont en revanche les plus radicaux, puisque 10 % démissionneraient purement et simplement, contre 5 à 6 % ailleurs.

Le rapport au bureau diffère lui aussi. 40 % des salariés hybrides américains et 38 % des Britanniques pratiquent le « coffee badging », qui consiste à passer quelques heures au bureau surtout pour se montrer. Ils ne sont que 32 % en Allemagne et 19 % en France. Les motivations prêtées aux employeurs divergent également : le contrôle du management arrive en tête aux États-Unis (76 %) et au Royaume-Uni (73 %), la culture d’entreprise en France (62 %) et en Allemagne (66 %).

L’IA avance à deux vitesses. 86 % des Britanniques et 82 % des Américains et des Allemands utilisent ou ont testé l’IA, contre 75 % des Français. L’écart se creuse sur l’usage quotidien : 32 % aux États-Unis, 27 % au Royaume-Uni, 24 % en Allemagne, mais 15 % en France. Moins d’un salarié français sur deux (46 %) estime que son employeur encourage ou impose l’IA, contre 66 % aux États-Unis. Les usages avancés convainquent aussi moins : 32 % des Français seraient intéressés par un avatar IA en réunion, contre 48 % des Américains. Les Allemands restent prudents, l’arrivée de l’IA étant leur deuxième préoccupation professionnelle (33 %).

Le rythme de travail révèle enfin des modèles très différents. 74 % des Américains et 68 % des Britanniques travaillent le dimanche, au moins de temps en temps, contre 54 % des Allemands et 51 % des Français. 28 % des Américains cumulent leur emploi avec une activité complémentaire, contre 10 % des Français. Et 41 % des Américains disent que les opinions politiques de leur entourage professionnel ont un impact sur leur envie d’aller au bureau, contre 25 % des Français.

Vers un espace de travail plus humain et adaptable

Au-delà des écarts culturels, le message des salariés est le même partout : la flexibilité n’est plus un avantage, c’est une condition. Pour les entreprises, l’enjeu est de construire un équilibre hybride assumé, des contreparties crédibles pour soutenir le retour au bureau et un véritable accompagnement dans l’intégration de l’IA dans les activités des collaborateurs, en tenant compte des attentes propres à chaque marché. En 2026, il n’existe plus de modèle unique, de Paris à Berlin, de Londres à New York, l’espace de travail de demain sera celui qui saura s’adapter aux attentes de chaque salarié, plutôt que de lui imposer un cadre figé.

Suivez MtoM Mag sur le Web

 

Newsletter

Inscrivez-vous a la newsletter d'MtoM Mag pour recevoir, régulièrement, des nouvelles du site par courrier électronique.

Email: