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Actualité des entreprises

Les budgets consacrés à l’IA dans les directions financières françaises devraient augmenter de 35 %

Publication: 18 octobre

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Mais le manque de fiabilité des données menace le retour sur investissement, révèle le nouvel indice OneStream. Les directions financières françaises prévoient d’augmenter leurs dépenses en intelligence artificielle (IA) plus rapidement que leurs homologues britanniques et américaines. Cependant, une nouvelle étude de OneStream révèle que les compétences des collaborateurs et les fondations sur lesquelles reposent les données ne progressent pas au même rythme.

Publié aujourd’hui, le OneStream Forward Finance Index repose sur une enquête menée auprès de 1 300 directeurs financiers (CFO) et responsables financiers de niveau équivalent en France, au Royaume-Uni et aux États-Unis, dont 300 en France. Les équipes financières françaises prévoient une hausse de 35% de leurs dépenses moyennes en IA. Pourtant, seules 14 % des organisations françaises déclarent que l’IA a déjà un impact significatif sur la valeur de l’entreprise et la prise de décision. Autrement dit, plus de huit organisations sur dix n’ont pas encore constaté de retombées significatives de leurs investissements dans l’IA.

Sur l’ensemble des organisations interrogées, seules 6 % sont considérées comme des Forward Finance Leaders, c’est-à-dire qu’elles affichent de solides performances dans les cinq dimensions évaluées par l’indice. En France, 55 % des organisations sont classées parmi les Followers (les moins avancées), contre 52 % sur l’ensemble des trois marchés étudiés.

Les premiers signes de retour sur investissement sont néanmoins encourageants. En France, 85 % des organisations font état d’améliorations mesurables grâce à l’IA dans les domaines de la prévision et de la planification, contre 76 % au Royaume-Uni et 75 % aux États-Unis. Parmi ces organisations, 73 % estiment que l’IA a amélioré leur processus de prise de décision.

La préparation des collaborateurs constitue le principal point de fragilité des directions financières françaises. Sur la question des compétences, celles-ci ressentent plus fortement les difficultés que leurs homologues internationaux :

- La maîtrise de l’IA constitue le premier besoin en matière de montée en compétences : elle est citée par 82 % des responsables financiers français, contre 70 % aux États-Unis et 73 % au Royaume-Uni.
- Seules 61 % des organisations estiment que leur stratégie en matière de ressources humaines est alignée sur leurs ambitions en matière d’IA, contre 68 % aux États-Unis et 73 % au Royaume-Uni.
- Seules 17 % disposent d’un programme de développement des compétences en IA pleinement intégré à leur organisation.
- 74 % prévoient de développer les compétences en IA en formant leurs équipes financières actuelles, plutôt qu’en recrutant des profils externes.
- 70 % estiment que l’absence de préparation de leurs collaborateurs à l’IA risque de compromettre la pertinence de leur organisation d’ici cinq ans.

Les enjeux financiers sont considérables. Au cours de l’année écoulée, les directions financières françaises estiment que les risques évités grâce aux analyses financières et aux signaux d’alerte précoce ont permis de prévenir des pertes potentielles d’une valeur moyenne de 12,5 millions de dollars. Pourtant, seules 17 % des directions financières françaises considèrent que leurs capacités dans ce domaine sont parmi les plus avancées. Par ailleurs, seules 42 % déclarent que les données utilisées dans leurs rapports financiers sont entièrement transparentes.

« Les directions financières françaises investissent réellement dans l’IA, et les résultats obtenus en matière de prévision démontrent déjà sa valeur », déclare Tom Shea, fondateur et CEO de OneStream. « Mais les budgets progressent plus rapidement que les compétences et les données nécessaires pour soutenir et déployer ces technologies à grande échelle. Les équipes qui ne sont pas en mesure de retracer l’origine de leurs données ou de remettre en question les résultats produits par l’IA risquent d’automatiser des décisions erronées à l’échelle de l’entreprise. Les organisations qui obtiendront un retour sur investissement seront celles qui investiront autant dans leurs collaborateurs et leurs données que dans la technologie elle-même. »

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