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Actualité des entreprises

Shadow lance Blade, une plateforme européenne pour accélérer la mise en production des applications d’IA

Publication: 23 octobre

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Shadow lance blade.sh, une plateforme qui permet aux développeurs, startups et entreprises de faire tourner des modèles d’IA et de mettre leurs applications en production sans avoir à construire ni administrer eux-mêmes l’infrastructure GPU nécessaire. Fort de dix ans d’expertise cloud avec Shadow, Blade propose une tarification dynamique, indexée sur la capacité disponible et laisse à ses clients le choix d’une infrastructure souveraine, 100 % européenne.

Cloud gaming le soir, IA en journée : comment Shadow valorise son infrastructure GPU

Blade s’appuie sur dix ans d’expérience de Shadow dans l’exploitation d’infrastructures GPU pour le PC dans le cloud et le cloud gaming. Shadow exploite aujourd’hui 12 000 GPU pour faire fonctionner les PC de ses utilisateurs.

La demande grand public se concentre principalement en soirée et le week-end. À d’autres moments de la journée, une partie de cette capacité peut être mobilisée pour les usages professionnels de l’IA. Blade valorise cette complémentarité : une même infrastructure sert différents usages selon les moments de la journée, ce qui améliore son taux d’utilisation et permet de proposer des tarifs particulièrement compétitifs lorsque la capacité disponible est plus importante. Les tarifs de Blade sont de 25 à 40 % inférieurs à ceux des principaux acteurs du marché sur des GPU équivalents, et Blade ne facture ni la sortie de données, ni de services annexes.

Les développeurs peuvent notamment programmer leurs opérations différables, comme les traitements par lots ou la génération de données synthétiques, aux périodes les moins coûteuses. Blade permet également aux entreprises qui le souhaitent de s’appuyer sur des infrastructures situées en Europe, hébergées chez OVHcloud. L’offre conjugue ainsi compétitivité, en abaissant le coût d’accès à la puissance de calcul GPU, et souveraineté, en renforçant la maîtrise de l’infrastructure et en réduisant les dépendances technologiques.Pour Shadow, Blade constitue un nouveau relais de croissance B2B qui étend son activité historique sans s’y substituer.

Deux offres pour passer facilement et rapidement du prototype à la production La première offre, Blade Models, disponible dès aujourd’hui, donne accès par API à un catalogue d’une vingtaine de modèles d’IA couvrant notamment les modèles de langage pour le texte et le code, la vision, la reconnaissance de caractères (OCR), la génération d’images et la transcription audio. Les développeurs peuvent les intégrer directement à leurs applications sans avoir à déployer eux-mêmes l’infrastructure nécessaire, avec une facturation à l’usage.

La seconde offre, AI Fabric, disponible courant novembre, va plus loin : le développeur pourra déployer son propre modèle, son code ou son application directement sur l’infrastructure Blade, notamment depuis son environnement Python ou en important un modèle depuis Hugging Face, sans créer ni administrer de serveur ou d’instance GPU. Il choisit les ressources nécessaires ; Blade les fournit et les orchestre, tandis que le coût est suivi en temps réel. Pour une startup ou une équipe de développement, l’objectif est de réduire la distance entre le prototype et la mise en production : utiliser de la puissance GPU sans devoir constituer en parallèle une expertise complète de l’infrastructure cloud.

Centrée sur l’inférence - c’est-à-dire l’exécution des modèles en production - Blade ne revendique pas de réinventer chacune de ces briques. Sa différence tient à leur assemblage dans une plateforme volontairement simple : API compatible avec le standard d’OpenAI, facturation lisible et possibilité de changer plus facilement de fournisseur. Une approche à rebours des grands cloud généralistes, qui fournissent essentiellement une infrastructure brute que l’entreprise doit ensuite configurer, dimensionner et administrer elle-même.

- Staan : connecter les applications d’IA au web Blade intègre également Staan, l’API de recherche web développée par Qwant et Ecosia au sein de leur coentreprise European Search Perspective. Les modèles d’IA apprennent à partir de données figées à une date donnée : tout ce qui s’est produit depuis leur échappe. Staan leur permet d’interroger le web pour accéder à des informations récentes, structurées et sourcées. Cet ancrage dans des sources actualisées (autrement nommé web grounding) peut notamment alimenter des architectures de génération augmentée par la recherche (RAG). Blade fournit la puissance de calcul ; Staan l’accès à l’information fraîche. L’intégration des deux services illustre la complémentarité industrielle entre Shadow et Qwant au sein de Synfonium, créé par Octave et Miroslaw Klaba.

« L’Europe ne manque ni de talents ni de modèles d’IA. Ce qui freine aujourd’hui ses startups, c’est le passage en production : la puissance de calcul reste coûteuse, complexe à exploiter et largement concentrée chez des acteurs extra-européens. Nous ne découvrons pas le GPU avec l’IA : nous l’exploitions à grande échelle depuis plus de dix ans. Avec Blade, nous mettons cette infrastructure et ce savoir-faire au service de ceux qui construisent l’IA européenne. Libérés de la gestion de leur infrastructure, ils peuvent se concentrer sur leurs produits et innover plus vite. De l’index de recherche à la puissance de calcul, l’Europe bâtit une alternative technologique crédible. Avec Blade, elle en maîtrise désormais un maillon essentiel. » déclare Boris Lecoeur, directeur général de Shadow.

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