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Actualité des entreprises

Étude IONOS /YouGov

Publication: 6 juillet

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PME et IA : la France parmi les plus optimistes d’Europe, mais freinée par son retard numérique

- Bien que les PME françaises progressent d’année en année dans leur digitalisation, elles restent dernières en Europe pour l’adoption de l’e-mail professionnel (54 %) et avant-dernières pour la possession d’un site web (56 %)
- 46 % des PME françaises citent le manque de savoir-faire comme frein majeur à la digitalisation, le taux le plus élevé en Europe
- Pourtant, les PME françaises sont les moins sceptiques vis-à-vis de l’IA parmi les marchés IONOS (11 %) et consacrent une part plus importante de leur budget digital à l’IA que les autres marchés européens

Les petites et moyennes entreprises (PME) françaises font face à un paradoxe numérique singulier. Si elles comptent parmi les plus enthousiastes et les plus engagées financièrement envers l’intelligence artificielle en Europe, elles continuent d’accuser un retard sur leurs homologues européens en matière d’infrastructure numérique de base. Plus encore, les entreprises françaises sont les plus susceptibles en Europe de citer le manque d’expertise et les préoccupations liées à la confidentialité des données comme freins majeurs à leur transformation numérique. Tels sont les enseignements comparatifs marquants pour la France issus de l’étude annuelle sur la digitalisation conduite par IONOS, premier partenaire européen de la digitalisation, en partenariat avec YouGov, auprès de cinq pays européens*

Le déficit de fondations : la France toujours à la traîne de ses voisins européens

Les PME françaises réalisent des progrès mesurables d’année en année dans leur transformation numérique. Toutefois, malgré cette dynamique de rattrapage positive, la comparaison européenne révèle que la France dispose encore d’une marge de progression importante par rapport à ses voisins. En matière d’équipement numérique fondamental, les PME françaises continuent de tenir la dernière place du classement en Europe.

Seules 56 % des PME françaises disposent d’un site web, ce qui les place au quatrième rang sur cinq pays, en dessous de la moyenne des cinq marchés (61 %). L’écart est encore plus marqué en matière de communication professionnelle : la France se classe dernière pour l’utilisation d’une adresse e-mail avec son propre nom de domaine (54 %), loin derrière la moyenne de 62 % et les 79 % du Royaume-Uni. De même, seules 45 % des PME françaises utilisent des outils bureautiques en ligne, les plaçant à nouveau au quatrième rang, bien en dessous de la moyenne de 51 %.

« On ne construit pas un gratte-ciel sur des fondations de sable », avertit Achim Weiss, CEO de IONOS. « L’enthousiasme des PME françaises pour l’IA est formidable, mais l’IA a besoin d’un foyer numérique. Si une entreprise ne dispose pas d’un site web ni d’un domaine e-mail professionnel, elle manque de l’infrastructure de base pour intégrer efficacement l’IA dans ses interactions clients ou ses processus internes. Les progrès accomplis au cours de l’année écoulée sont réels et encourageants, mais il reste un écart à combler par rapport aux autres marchés européens.

La crise de l’expertise : la France en tête pour le manque de savoir-faire

Interrogées sur les obstacles qui freinent leur digitalisation, les PME françaises se distinguent nettement de leurs voisines. Le manque de savoir-faire est cité comme frein majeur par 46 % des répondants français, le taux le plus élevé en Europe, soit plus de 6 points au-dessus de la moyenne (40 %).

De même, la France arrive en tête pour les préoccupations liées à la sécurité et à la confidentialité des données, avec 48 % des répondants les citant comme frein majeur, contre 43 % en moyenne en Europe. En ce qui concerne spécifiquement l’adoption de l’IA, le poids financier est ressenti légèrement plus vivement en France : les coûts élevés et le manque de budget sont cités comme frein majeur à l’adoption de l’IA par 49 % des PME françaises, contre 46 % en moyenne.

Le paradoxe de l’IA : un optimisme fort et des budgets bien définis

Malgré ces freins significatifs et ce déficit de fondations, les PME françaises affichent une vision remarquablement tournée vers l’avenir en matière d’intelligence artificielle. Elles sont les moins sceptiques parmi les marchés européens : seuls 11 % des répondants français décrivent la dynamique de leur entreprise vis-à-vis de l’IA comme « sceptique », bien en dessous de la moyenne de 17 % sur les cinq pays. À l’inverse, 43 % se décrivent comme « optimistes », un taux supérieur à la moyenne de 41 %.

Cet optimisme se traduit par une planification financière concrète. Les PME françaises ont une vision plus claire de leur budget IA et sont prêtes à y consacrer une part plus importante de leurs ressources que leurs homologues. Ainsi, 25 % des PME françaises prévoient d’allouer entre 11 % et 20 % de leur budget total de digitalisation à des projets IA, la part la plus élevée en Europe. Par ailleurs, 11 % prévoient de consacrer entre 21 % et 50 % de leur budget à l’IA, contre seulement 6 % en moyenne sur les cinq pays.

Les entreprises françaises sont également les plus enclines à considérer l’IA comme une arme stratégique : 24 % voient dans l’IA le plus grand potentiel pour obtenir un avantage concurrentiel sur leurs rivaux, un taux nettement supérieur à la moyenne européenne (19%).

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