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Actualité des entreprises

Ransomware : la France rejoint les six pays les plus ciblés au monde

Publication: 25 août

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Avec 131 victimes revendiquées au premier semestre 2026 et une hausse de plus de 40 % du nombre de victimes en Europe occidentale en un an, la France concentre près d’un tiers des organisations touchées dans la région. Les secteurs des technologies, de l’industrie manufacturière, de la construction et du secteur public figurent parmi les plus exposés.

Bitdefender, leader mondial de la cybersécurité, publie son rapport sur les attaques de ransomware revendiquées au premier semestre 2026. La France figure désormais parmi les pays les plus ciblés par les groupes de ransomware, avec 131 organisations publiquement désignées comme victimes, ce qui la place au 6 ? rang mondial. La France concentre également près de 30 % des victimes recensées en Europe occidentale.

À l’échelle mondiale, les groupes de ransomware ont revendiqué 4 641 victimes au premier semestre 2026, contre 4 381 sur la même période en 2025, soit une progression de 5,9 %. L’Amérique du Nord demeure la région la plus touchée.

En Europe occidentale, la progression est encore plus marquée en Europe occidentale. Le nombre de victimes revendiquées est passé de 310 au premier semestre 2025 à 436 un an plus tard, soit une progression de plus de 40 %. À elles seules, la France et l’Allemagne concentrent près de 70 % des victimes recensées dans la région, confirmant qu’elles constituent les principales cibles des groupes de ransomware en Europe occidentale.

« Les chiffres du premier semestre confirment une évolution durable de la menace. Les groupes de ransomware ne cherchent plus uniquement à multiplier les attaques : ils affinent leurs stratégies pour cibler les organisations dont l’interruption d’activité est susceptible de générer la plus forte pression. Dans le même temps, ils élargissent leurs campagnes aux PME et exploitent davantage les chaînes d’approvisionnement pour atteindre leurs objectifs. Face à cette professionnalisation, la cyber-résilience devient un enjeu de continuité d’activité autant que de sécurité informatique. » commente Jade Brown, Threat Researcher at Bitdefender. Des secteurs critiques particulièrement exposés

Au-delà du volume d’attaques, le rapport montre une concentration des victimes dans plusieurs secteurs stratégiques. En France, les technologies, l’industrie manufacturière et la construction figurent parmi les secteurs les plus ciblés, tandis que les administrations et organismes publics occupent la quatrième place. Le mois de mars a enregistré le plus grand nombre de victimes revendiquées (39), tandis que The Gentlemen et Qilin figurent parmi les groupes ayant le plus revendiqué d’attaques contre des organisations françaises. Cette répartition confirme que les cybercriminels privilégient les organisations dont une interruption d’activité est susceptible d’entraîner des conséquences économiques ou opérationnelles majeures, en ciblant aussi bien les entreprises disposant de systèmes critiques que les administrations assurant des services essentiels.

Des attaques plus automatisées et des cibles plus diversifiées

L’analyse de Bitdefender met également en évidence une évolution des modes opératoires des cybercriminels. Les groupes de ransomware s’appuient de plus en plus sur des outils automatisés, des voleurs d’informations (infostealers) et des solutions capables de neutraliser les systèmes de détection et de réponse sur les terminaux (EDR), afin d’accélérer les compromissions et de contourner plus efficacement les dispositifs de sécurité.

Parallèlement, les attaquants élargissent leurs campagnes aux petites et moyennes organisations, souvent moins bien protégées, tout en exploitant davantage les chaînes d’approvisionnement, les fournisseurs et les équipements exposés en périphérie des réseaux pour atteindre leurs cibles. Réduire l’exposition avant l’attaque

Face à cette évolution, Bitdefender recommande aux organisations de renforcer simultanément leurs capacités de prévention, de détection et de réponse : « Les organisations les plus résilientes ne sont pas celles qui empêchent toutes les attaques, mais celles qui sont capables de les détecter rapidement, d’en limiter les conséquences et de reprendre leurs activités dans les meilleurs délais. La préparation est aujourd’hui un facteur de résilience aussi important que la prévention. » explique Prénom, nom et fonction, Bitdefender « Dans un contexte où les groupes de ransomware poursuivent leur professionnalisation et diversifient leurs modes opératoires, les organisations françaises doivent désormais considérer la cyber-résilience comme un enjeu de continuité d’activité autant que de cybersécurité. »

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