En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts. En savoir plus et gérer ces paramètres. OK X
 
 

 

 

Actualité des entreprises

Le rapport de KnowBe4 révèle que les cybercriminels délaissent les arnaques « spray and pray » tandis que le spear phishing progresse de 41 %

Publication: 30 octobre

Partagez sur
 
 

Le rapport Phishing Threat Trends, vol. 8, met en évidence un virage vers des attaques hyperciblées, des plateformes d’IA détournées à des fins malveillantes et l’exploitation rapide de l’actualité

KnowBe4, leader mondial de la sécurité des collaborateurs à l’ère numérique, protégeant à la fois les humains et les agents d’IA, annonce aujourd’hui la publication de son rapport Phishing Threat Trends, vol. 8. Ce rapport révèle un changement fondamental dans les tactiques de cybercriminalité : les fraudes de masse opportunistes, peu coûteuses à mettre en œuvre, sont en forte baisse, tandis que les acteurs malveillants privilégient les attaques d’identités hyperciblées, l’exploitation d’infrastructures cloud et d’IA de confiance, ainsi que le contournement des mécanismes d’authentification traditionnels.

Le rapport Phishing Threat Trends s’appuie sur les données de sécurité des e-mails entrants de KnowBe4 Defend, qui traite 1,15 milliard de signaux d’événements par jour. Selon le rapport, le volume global de phishing a augmenté de 29,8 % en un an ; les organisations reçoivent en moyenne un e-mail dangereux pour 733 e-mails reçus. Toutefois, la nature de ces attaques a évolué. Les campagnes indiscriminées de type « spray and pray » ont fortement reculé : les arnaques ciblant les appareils mobiles ont baissé de 47,3 %, les fraudes 419 (à l’avance de frais) de 31,3 %, et les leurres liés aux messages manqués de 11,3 %. En parallèle, les attaquants investissent davantage dans la recherche préalable et les approches personnalisées : le spear phishing a progressé de 41,1 %, la reconnaissance préalable à l’attaque de 33,7 %, et l’usurpation d’identité d’entreprise de 28 %.

En France, les données de KnowBe4 font ressortir un profil particulièrement marqué par les attaques ciblant les appareils mobiles et les campagnes de spear phishing. Les leurres conçus pour les mobiles représentent 12,8 % des e-mails dangereux observés dans le pays, soit près de cinq fois la proportion mondiale (2,7 %). Le spear phishing atteint quant à lui 11 % en France, contre 4,9 % à l’échelle mondiale, soit plus du double.

“Ces tendances indiquent que les cybercriminels adaptent leurs messages aux smartphones, où certains indices suspects sont moins visibles, tout en travaillant davantage à personnaliser leurs leurres pour toucher des cibles.” explique Florian Malecki, responsable de l’Europe du Sud chez KnowBe4. “Les entreprises ne doivent donc pas se fier uniquement à l’apparence familière d’un message, d’un lien ou d’un service : des infrastructures et des plateformes légitimes peuvent elles aussi être détournées à des fins malveillantes”, ajoute-t-il.

« Pendant des années, les conseils de sécurité se sont résumés à une liste de vérifications prévisible : contrôler l’adresse de l’expéditeur, survoler le lien avec le curseur et rechercher le cadenas », explique Jack Chapman, vice-président senior du renseignement sur les menaces chez KnowBe4. « Bien que ces conseils restent fondamentaux, ils sont chaque jour moins utiles. Le phishing moderne n’a plus besoin de tromper les filtres de sécurité avec des domaines ressemblant aux originaux si les attaquants peuvent opérer directement sur des domaines de confiance. Ils peuvent désormais emprunter des infrastructures légitimes, récupérer des autorisations plutôt que des mots de passe et réagir aux gros titres à la vitesse d’une machine. Les seuls indicateurs de confiance ne garantissent plus la sécurité ; les organisations doivent repenser la notion de confiance pour protéger leurs collaborateurs. »

Principales conclusions du rapport Phishing Threat Trends, vol. 8 :

- Au troisième trimestre 2026, une attaque avait deux fois plus de chances de provenir d’une infrastructure légitime qu’au deuxième trimestre 2026, les plateformes d’IA constituant le nouveau terrain d’expansion de cette tendance.

- Les acteurs malveillants hébergent de plus en plus de fausses consoles de développement, de fausses pages de connexion et des plateformes de téléchargement directement sur les domaines natifs des plateformes d’IA.

- Grâce à l’IA générative et aux outils agentiques, les attaquants transforment désormais les dernières nouvelles en leurres de phishing actifs 5,4 fois plus vite qu’en 2022.

- Les kits d’outils commerciaux permettent de déployer des attaques à grande échelle. Le phishing reposant sur ces kits a progressé de 54 % et représente 29,2 % de tous les e-mails malveillants entrants ; seulement trois kits principaux sont à l’origine de 90,2 % des attaques de phishing utilisant des kits.

- Les attaquants contournent de plus en plus les mots de passe grâce au phishing d’authentification, aux connexions par code d’appareil sur des plateformes comme Microsoft Teams et à l’abus des consentements OAuth, afin de détourner des sessions et les autorisations des agents d’IA.

- 90,4 % des e-mails de phishing arrivent les jours ouvrés (du lundi au vendredi), avec un pic le lundi, où ils représentent 20,6 % des messages, au moment où les boîtes de réception sont les plus sollicitées. La compromission de messagerie professionnelle (BEC) représente 51,2 % des types de phishing ; les services RH, Finance et la direction générale sont les plus ciblés.

Suivez MtoM Mag sur le Web

 

Newsletter

Inscrivez-vous a la newsletter d'MtoM Mag pour recevoir, régulièrement, des nouvelles du site par courrier électronique.

Email: