En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts. En savoir plus et gérer ces paramètres. OK X
 
 

 

 

Actualité des entreprises

2026 : les grandes tendances décryptées par Dext

Publication: 14 janvier

Partagez sur
 
En 2026, la profession comptable entre dans une phase d’accélération majeure...
 

Facturation électronique et IA agentique vont transformer les pratiques, redéfinir la relation cabinet comptable-entreprise et modifier l’organisation du travail. Dext présente ici les tendances clés que ses équipes ont identifiées pour cette année.

Anticiper la facturation électronique pour éviter la saturation durant l’été 2026

Les échéances paraissant encore lointaines, beaucoup d’entreprises tardent à se préparer à la facturation électronique, souvent vue comme une contrainte plutôt qu’un enjeu stratégique. Nombre de dirigeants comptent sur leur expert-comptable, au risque de provoquer une surcharge de travail pour les cabinets à l’été 2026, avec stress, erreurs et difficultés à répondre aux demandes des clients.

Conscients de ces risques, de nombreux cabinets envisagent de renforcer leurs équipes ou de limiter leurs congés pour gérer le surcroît d’activité pendant cette période. L’idéal reste toutefois d’anticiper en adoptant dès maintenant des solutions facilitant la migration, la standardisation des flux et la collaboration client, afin d’en faire un atout stratégique.

Pour accompagner leurs clients dans cette transition, les cabinets d’experts-comptables ont tout intérêt à structurer leur démarche dès maintenant autour de plusieurs priorités :

- Classer les dossiers selon le degré de maturité numérique de chaque entreprise,

- Sélectionner des outils capables de centraliser les échanges et de collecter l’ensemble des documents nécessaires,

- Adopter, dès 2026, une Plateforme Agréée à la fois robuste, intuitive et conforme aux exigences réglementaires,

- Former leurs clients pour éviter la pression de dernière minute.

Les cabinets d’experts-comptables qui anticiperont ces actions renforceront leur crédibilité, sécuriseront et fidéliseront leurs clients, et auront, en parallèle, l’opportunité de développer de nouveaux services.

En 2026, la question n’est plus de savoir si la réforme doit être adoptée, mais quand et avec quelle solution. Plus les entreprises adopteront la facturation électronique tôt, plus vite elles en tireront des bénéfices et in fine, prendront l’avantage sur leurs concurrents.

Réinventer la relation entre entreprises et cabinets d’experts-comptables

La relation entre entreprises et experts-comptables s’apprête à évoluer en profondeur. Avec la facturation électronique, le client n’aura plus pour unique mission de transmettre des documents : il deviendra un acteur impliqué, chargé de valider les factures, suivre les statuts, vérifier les paiements et collaborer très régulièrement avec son cabinet.

Ce mode de fonctionnement rend les responsabilités de chacun plus claires : aucune facture ne pourra plus être traitée sans l’accord du client. La collaboration se fera donc en continu via une plateforme agréée telle que Dext, et non plus par échanges ponctuels.

Sans outils adaptés ni accompagnement, ce changement peut générer confusion, erreurs et retards, mais bien maîtrisé, il devient une opportunité : données plus fiables, diminution des erreurs, meilleure anticipation, analyses renforcées et conseil à plus forte valeur ajoutée.

La plateforme agréée sera au centre de la relation. Les cabinets devront préparer et former leurs clients à son utilisation, notamment avec des solutions hybrides capables de gérer facturation électronique et e-reporting. Anticiper et accompagner l’appropriation de ces nouveaux usages sera la clé pour une transition fluide et réussie.

Le client au centre de l’expérience logicielle

Avec la facture électronique, les clients devront désormais utiliser un logiciel dédié pour gérer leurs documents comptables. Ils accéderont à des tableaux de bord et à des données jusqu’ici suivies uniquement par leur expert-comptable.

Le client occupera donc une place croissante au sein de ces logiciels. De nouvelles fonctionnalités et services seront conçus pour eux, et le coût des logiciels pourra leur être répercuté puisqu’ils en percevront directement la valeur.

Jusqu’ici pensés pour les cabinets, les logiciels doivent désormais être conçus pour prendre en compte l’utilisateur final. Cette évolution ouvre de nouvelles opportunités de services dédiés et d’intégrations permettant de facturer de nouvelles prestations.

L’IA agentique au service de cas d’usage concrets

2026 marquera l’arrivée des agents d’IA dans le quotidien des cabinets d’experts- comptables. Après des années d’utilisation sous-jacente, cette génération d’IA devient proactive et va désormais “venir à l’utilisateur” : elle suggère, exécute, automatise et conseille l’utilisateur au quotidien, devenant un véritable copilote opérationnel.

Cette évolution s’appuie sur la maturité des données comptables et répond à la nécessité d’automatiser les tâches répétitives tout en rendant le métier plus attractif. L’IA agentique jouera quatre rôles majeurs :

- Opérationnel : automatisation et exécution des tâches,
- Éducatif : explication des actions,
- Décisionnel : aide à la priorisation et aux choix,
- Organisationnel : réduction de la charge mentale.

Les cabinets qui franchiront le pas gagneront en productivité, en précision et en capacité de conseil, tandis que ceux qui tarderont à s’y mettre risquent de creuser l’écart. Les équipes doivent donc être formées dès maintenant afin de tester les premiers workflows automatisés.

Contrairement à l’IA générative grand public, cette nouvelle vague s’imposera directement au cœur des logiciels professionnels, transformant rapidement les usages. Les solutions sans IA vont rapidement devenir obsolètes tandis que celles qui l’intègrent permettront des gains de temps bien supérieurs à ceux imaginés aujourd’hui. Les cabinets d’experts-comptables qui prendront ce virage tôt bénéficieront donc d’un avantage stratégique durable.

La financiarisation de l’expertise comptable : un levier de transformation du modèle économique

La financiarisation touche désormais l’expertise comptable, attirant les fonds d’investissement pour son fort potentiel économique. L’intérêt porté par les fonds d’investissement confirme l’attractivité et la pérennité de la profession, malgré les transformations liées à la mise en place de la facture électronique et au développement de l’intelligence artificielle. Les fonds d’investissement misent sur les gains de productivité technologique et le développement de nouvelles missions à valeur ajoutée, alors même que le modèle historique centré sur la tenue comptable s’essouffle.

La financiarisation devrait faire évoluer la valorisation des cabinets, désormais davantage basée sur la performance, la rentabilité des missions et la relation client que sur le seul chiffre d’affaires. Elle touche aussi les éditeurs de logiciels, confrontés à de lourds investissements technologiques, une évolution qui place la relation client au cœur du modèle économique. Si les coûts de production comptable devraient diminuer, ceux liés à l’acquisition et à la fidélisation des clients augmenteront fortement, faisant de la confiance et du portefeuille client des actifs stratégiques pour les investisseurs et les cabinets de demain.

Ce phénomène devrait toutefois rester limité aux grands cabinets (plus de 2 millions d’euros de chiffre d’affaires). Les petits cabinets, toujours majoritaires, continueront à priori de se développer et devraient se démarquer en restant généralistes de proximité ou en se spécialisant sur des niches ciblées.

En conclusion, la financiarisation transformera durablement la profession. Bien maîtrisée, elle constituera une opportunité pour repenser le modèle économique et construire l’avenir de l’expertise comptable.

Suivez MtoM Mag sur le Web

 

Newsletter

Inscrivez-vous a la newsletter d'MtoM Mag pour recevoir, régulièrement, des nouvelles du site par courrier électronique.

Email:


 

Dans la même rubrique