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Actualité des entreprises

Une étude Red Hat examine le décalage en matière de souveraineté de l’IA

Publication: 17 avril

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Et le risque de perturbation pour les entreprises françaises...
 

- 61 % des décideurs IT français déclarent disposer d’une « stratégie de sortie » prête à être déployée en cas de restriction d’accès par leur principal fournisseur d’IA, mais 37 % pensent qu’une telle transition pourrait avoir un impact, modéré à important, sur la continuité de leurs activités.
- 41 % disent ne bénéficier que d’une visibilité partielle sur l’endroit où leurs données sont stockées, traitées et potentiellement accessibles.
- 91 % utilisent des systèmes d’IA agentique, mais seulement 34 % affirment avoir mis en place une gouvernance solide.
- 70 % souhaitent que les réglementations et les politiques publiques imposent les principes de l’open source pour soutenir la souveraineté en matière d’IA. Avec ce pourcentage, la France se classe derrière tous les autres pays de la zone EMEA participants à l’enquête, la moyenne étant de 77 %.

Paris, le 16 avril – Red Hat, premier fournisseur mondial de solutions open source, publie les résultats d’une nouvelle étude consacrée à la manière dont les organisations françaises abordent l’IA souveraine.

L’étude, qui a également été menée au Royaume-Uni, en Allemagne, en Italie et aux Pays-Bas, révèle un décalage entre le niveau de préparation des organisations et leur résilience. En effet, si 61 % des décideurs IT français déclarent avoir défini une stratégie de sortie pour pallier l’éventualité d’une restriction d’accès par leur principal fournisseur d’IA, 37 % d’entre eux anticipent un impact modéré à majeur sur la continuité de leurs activités en cas de mise en application de cette stratégie.

Les réponses obtenues montrent que la souveraineté de l’IA, à savoir le contrôle des données, des infrastructures et des relations avec les fournisseurs, est passée d’une simple aspiration à une véritable priorité opérationnelle dans la majorité des cas.

L’IA agentique a le vent en poupe, mais la gouvernance ne suit pas

L’IA agentique, qui définit les systèmes capables d’agir et de déclencher des workflows de manière autonome, connait une forte adoption au sein des entreprises françaises. Avec 91 % des décideurs IT interrogés déclarant utiliser d’ores et déjà des systèmes d’IA agentique, la France se place en tête des pays ayant participé à l’enquête.

En revanche, alors que 34 % des répondants affirment disposer de cadres de gouvernance solides pour l’IA agentique, seulement 29 % disent avoir mis en place une certaine gouvernance, présentant quelques lacunes, et 26 % admettent s’appuyer sur une gouvernance basique ou minimale. Dans tous les pays étudiés, 64 % des organisations indiquent avoir mis en place une gouvernance, moyenne à solide, ce qui suggère une maturité encore en développement dans un contexte d’adoption accélérée de l’IA agentique.

La souveraineté de l’IA et l’open source au cœur des débats

Alors que l’IA s’intègre progressivement aux principaux processus métiers, 91 % des organisations françaises interrogées disent bénéficier d’une visibilité totale ou partielle sur les endroits où leurs données sont stockées, traitées et potentiellement accessibles. Parmi ces organisations, 50 % font état d’une visibilité totale. Mais avec 41 % admettant ne disposer que d’une visibilité partielle, une souveraineté complète en matière d’IA reste clairement un objectif qu’il reste à atteindre. L’Allemagne affiche le taux de visibilité globale le plus élevé (97 %) par rapport au reste des pays d’Europe, notamment les Pays-Bas et l’Italie (90 %).

Pour combler cet écart, 75 % des décideurs IT interrogés voient dans l’open source un moyen d’augmenter le contrôle sur les processus de développement et les environnements d’exécution de l’IA, démontrant ainsi son rôle fondamental pour éviter la dépendance vis-à-vis d’un fournisseur unique et renforcer la souveraineté. Les répondants considèrent qu’au cours des trois prochaines années les principaux avantages de l’open source pour une IA de confiance seront la transparence et une auditabilité simplifiée (80 %), une personnalisation accrue pour les besoins métiers et réglementaires (74 %) et un meilleur contrôle sur les processus de développement et les environnements d’exécution de l’IA (75 %).

La France est également favorable à des standards fondés sur des politiques en faveur d’une IA souveraine et de confiance. Pour 70 % des personnes interrogées, les réglementations et les politiques publiques devraient imposer les principes de l’open source (transparence, auditabilité, licences, etc.) de façon active pour aider les organisations à atteindre la souveraineté dans le domaine de l’IA. Toutefois, ce pourcentage place la France en dernière position des partisans EMEA de cette approche, avec un score inférieur à la moyenne régionale de 77 %, et derrière le Royaume-Uni (89 %) et les Pays-Bas (76 %).

Citations

Rémy Mandon, Country Manager, France, Red Hat « Les plateformes d’IA sont de plus en plus intégrées aux infrastructures critiques des organisations françaises. Bon nombre de ces organisations ont élaboré des stratégies de sortie pour se préparer à tout problème éventuel. Mais notre étude révèle que mettre en œuvre ces stratégies de transition sans que cela n’engendre de perturbations reste difficile. Pour pallier cette lacune, les entreprises doivent bénéficier d’un meilleur contrôle sur la manière dont et sur l’endroit où l’IA est exécutée, et mettre en place une gouvernance cohérente des technologies en évolution rapide telles que l’IA agentique. L’open source d’entreprise offre aux organisations françaises la transparence, la flexibilité et l’innovation partagée nécessaires pour appréhender l’IA comme une capacité résiliente et souveraine. »

Hans Roth, Senior Vice President & General Manager EMEA, Red Hat « Dans la zone EMEA, les discussions au sein des conseils d’administration ne tournent plus autour de l’expérimentation de l’IA mais se focalisent désormais sur la manière de déployer l’IA pour répondre aux exigences de souveraineté, de sécurité et de réglementation. Les résultats de l’enquête révèlent une adhésion massive à l’application des principes de l’open source et à la mise en place de politiques claires qui intègrent les besoins de transparence et d’auditabilité de l’IA. Ces conclusions montrent que les organisations ne cherchent pas une nouvelle pile technologique fermée et standardisée, mais qu’elles veulent être libres de combiner différents modèles, accélérateurs et clouds tout en gardant le contrôle. »

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