En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts. En savoir plus et gérer ces paramètres. OK X
 
 

 

 

Actualité des entreprises

La législation, première étape vers une souveraineté numérique européenne

Par Pierre-Yves Hentzen, Président et CEO de Stormshield

Publication: 25 juin

Partagez sur
 
 

La Commission européenne a récemment annoncé un train de mesures pour la souveraineté européenne. Compte tenu de la situation géopolitique et des menaces de restriction, qui pourraient avoir des conséquences désastreuses pour le Vieux Continent si elles sont mises à exécution, la limitation de la dépendance aux solutions extra-territoriales est cruciale.

Pierre-Yves Hentzen, Président et CEO de Stormshield, rappelle l’importance d’une législation unifiée pour la cybersécurité européenne, même si les comportements doivent aller plus loin que le simple suivi de règles et de cases à cocher.

« Le constat aujourd’hui en Europe est que la dépendance aux solutions extra-territoriales est une problématique qu’il convient d’endiguer. La décision de la Commission européenne est en cohérence avec les retours et les problématiques visibles sur le terrain. De telles mesures permettront aux infrastructures européennes de se mettre à l’abri face à des décisions politiques potentiellement bloquantes prises dans des pays étrangers.

Dans un contexte géopolitique profondément instable, où l’espace cyber est devenu le théâtre d’affrontements et d’ingérences constantes, légiférer sur l’autonomie stratégique européenne n’est plus une option, c’est une urgence vitale. Les mesures de la Commission européenne confirment que la cybersécurité souveraine ne peut être réalisée qu’avec un contrôle sur l’infrastructure, notamment le cloud, et les composants comme les semi-conducteurs. Reconnaître le besoin impératif de protéger les infrastructures critiques, l’IA et les supply chains logicielles face aux dépendances extra-européennes est un signal politique fort, qui valide la vision d’une Europe capable de définir ses propres règles du jeu avec des acteurs qui partagent les mêmes valeurs.

Cependant, il ne faut pas confondre le point de départ et la ligne d’arrivée. Poser un cadre législatif est crucial, mais ce n’est que la première brique d’une cybersécurité européenne forte. La réglementation seule ne crée pas de barrière hermétique contre les cybermenaces. Afin de bâtir une indépendance et une souveraineté pérenne, l’Europe doit transformer ses intentions politiques en actes économiques et industriels concrets. Cela implique d’abandonner définitivement les ambiguïtés stratégiques passées et de soutenir massivement, par la commande publique et le financement à grande échelle, le déploiement opérationnel des technologies de confiance conçues et hébergées sur son territoire.

Une cybersécurité européenne souveraine et résiliente se mesurera à la capacité collective à faire émerger, adopter et pérenniser des alternatives industrielles de confiance "by design". L’avenir de la souveraineté ne dépendra pas uniquement de la rigueur des textes de lois, mais de l’audace collective des acteurs du marché à privilégier l’autonomie technique plutôt que la facilité de la dépendance. A cet égard, l’écosystème européen de la cybersécurité dispose de toute l’expertise nécessaire pour relever ce défi. Il appartient désormais aux décideurs de transformer cette ambition législative en une réalité de terrain, garantissant à l’Europe les moyens de sa liberté d’action. »

Suivez MtoM Mag sur le Web

 

Newsletter

Inscrivez-vous a la newsletter d'MtoM Mag pour recevoir, régulièrement, des nouvelles du site par courrier électronique.

Email: